20/08/2004

L'homme descend du songe

Les Jeux olympiques ont repris. Le moment de garder un calme olympien est revenu : la course aux lauriers, les serins et les seringues (Timeo Danaos et dopa ferentes !), les athlètes-sandwiches, tout un spectacle dont l'esthétique relève de l'arrière-boutique. C'est à une messe que l'on assiste : les rites sont respectés, l'hypocrisie reste consensuelle. Quelques amateurs concourent pour la beauté du geste : ainsi, une émission les présentait l'autre dimanche. Dans cette production du service des sports de la BBC, des animaux rivalisaient, un peu comme dans les dessins animés de Picha il y a quelques années. C'était beaucoup plus amusant que le lamentable spectacle de ces stades chamarrés de banderoles du plus mauvais goût, que ces commentaires insignifiants et médiocres des "journalistes sportifs" (ou c'est un pléonasme, ou ces braves gens sont des adeptes du jogging matinal !). Hormis ce moment agréable, rien ne subsistera de ces jeux de plus en plus professionnels et compétitifs : les sportifs ne conçoivent plus la beauté du geste. Et le rêve du sport n'est guère qu'une triste réalité, semaine commerciale sans gloire ni beauté, à l'image d'une société où la réussite ne se proclame que lors de compétitions. Alors, à défaut de beaux exploits humains, vive les zoolympiades... 

00:48 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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