13/09/2004

Attention, école ! Ralentir !

Notre chère nouvelle ministre a encore sorti une de ces déclarations dont nos politiciens ont le secret. Interrogée lors d'une émission de radio, elle a en substance claironné que "si les universitaires pouvaient camoufler leur incompétence, ce n'était pas le cas des professionnels". Certes, il est bien émouvant d'entendre une dame soucieuse de sa coiffure s'inquiéter de cet enseignement dit "de qualification", souvent transformé en filière de relégation : sans doute était-elle mécontente des faibles dons de son capiliculteur. Si sa mise en pli la chifonne, la pauvre ; sa mise en boîte m'exaspère. Quelle mèche nous vendait-elle là ? Son souci d'avoir plombé son cabinet de ces éternels incompétents qui errent de ministère en ministère, tels des cochons truffiers s'ébattant dans le Périgord ? Sa crainte que nos ministres, les autres peut-être,  fussent peu au fait de nos écoles, pour cause de formation très approximative ? Ou allusait-elle -du verbe alluser, que je crée pour l'occasion, et ça ne me gêne même pas - aux réformateurs éternels, parasites accrochés à leurs titres et à leurs ronds-de-cuir dont les circonlocutions trouducultoires rivalisent avec la langue de bois dont se repaissent Pinocchio, les castors et les ministres socialistes ? Mais je m'égare, et je m'interromps par la même occasion. Enfin, il est certain que jamais elle n'osa envisager de penser, un seul instant, à ses enseignants en qui, je suppose, elle doit avoir toute confiance, comme le répétait cette chère Laurette chez qui "c'était bien, c'était chouette". Non, sans doute avait-elle envie que nous coupions ses fort beaux cheveux en quatre. Pas d'inquiétude, chère Marie, la coupe n'est pas encore pleine.

23:16 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

... Très sympa ton blog!!!

Écrit par : Jamy | 14/09/2004

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