30/09/2004

C'est quand qu'on va où ?

Je vais vous parler de la sauce bolognaise. Non, ce blog ne se veut pas dédié à la cuisine mais l'actualité lui sert ses plats, parfois indigestes. Donc, de nombreux étudiants des hautes écoles sont en grève. Feraient mieux d'étudier, me direz-vous ! Le problème, c'est qu'ils veulent justement y parvenir. Locaux trop exigus, impossibilité d'une formation pédagogique de qualité, encadrement insuffisant : les hautes écoles fonctionnent à enveloppes fermées depuis 1996, avec une population scolaire qui ne cesse de croître. Inconscience politique, inconséquence budgétaire : on n'ose le penser. Le gouvernement de la Communauté française de Belgique  -ouf, ça va mieux en le disant !- n'existe pratiquement que pour trois secteurs de service au public : enseignement, culture, petite enfance. On devrait supposer que tout à la gloire de leur mission, les ministres, les parlementaires, les chefs de commission, les commissionnaires, les sous-chefs de cabinets, les administratifs portent haut et fort le flambeau de leur institution.Le résultat est des plus audacieux à ce jour .  Ainsi, les radios et télévisions de service public brillent au firmament de l'audimat et s'en voudraient de sacrifier l'une ou l'autre émission  (Cyber Café ? ) pour s'assurer des recettes publicitaires faciles. De plus, nos investissements immobiliers en Avignon (joli théâtre !) et les statuts de nos artistes (omniprésents dans le secteur Horeca) stupéfient nos voisins français. Par ailleurs, la Belgique détient le record du nombre de puéricultrices octopodes en fonction dans les diverses crèches et garderies. Enfin, nous ébahissons le monde entier par notre capacité à juguler les individus malfaisants en les disposant dans des bâtiments luxueux, lumineux et modernes : je signale d'ailleurs qu'aucun ministre, parlementaire,  chef de commission,  commissionnaire,  sous-chef de cabinets,  administratif ne quittent sans une larme cet endroit où il fut enfin traité humainement, malgré les quelques railleries d'étudiants assez mal éduqués pour venir les narguer jusque sous leurs fenêtres. La jeunesse manque décidément de savoir-vivre : venir exiger, lors de puérils joggings,  que des politiciens s'acquittent de leurs promesses, quelle outrecuidance ! Dans quel monde vivons-nous donc ?

22:56 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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