25/10/2004

Le retour

Il était revenu. Il ignorait sous quelle forme il était à nouveau là mais le fait était que sa présence s'avérait indéniable. Il vacillait quelque peu, l'ivresse d'une existence retrouvée, sans doue. Il se sentait bien, jeune et en plein possession de son intelligence supérieure. Le décor qui l'entourait était étrange, un rêve coloré. Des animaux doux au regard immobile, des rocs aux couleurs vives des arbres sans branches, plantés avec une régularité métronomique. Et ce sol à la douce couleur bleutée. A propos, il ne sentait pas ses jambes : son corps semblait ovoïde à la base et ne cessait de  vaciller. Seuls ses bras, fortement écartés, lui assuraient un équilibre précaire.

                Hormis ces handicaps physiques, qu'il lui faudrait maîtriser tôt ou tard, sa conscience lui disait que cette vie-ci serait bien plus fascinante que l'autre. C'est à cet instant qu'une main gigantesque et potelée le saisit maladroitement et le fit basculer. S'il avait eu un peu d'ouïe, il aurait entendu les babillements de l'enfant qui venait de regagner son parc.

22:01 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

Dépendance... Ceux qui se croient supérieurs et indépendants ne le sont pas forcément.
Parfois c'est une simple question d'échelle qui empêche de voir la réalité...

La même chose existe en géométrie avec le transport d'un insecte (ne sachant pas voler) d'un système à deux dimensions vers un autre "terrain de jeu" en le soulevant (c'est à dire en le faisant passer par une troisième dimension dont il n'a pas la perception). Cette image, extrapolée, est utilisée pour donner une notion de la quatrième dimension...

Plus basique: le nouveau directeur de "l'école de la contestation" est fortement contesté dès sa prise de fonction: les élèves, habitués à faire ce qu'ils veulent (même ne pas venir ou frapper leurs maîtres) devront se réhabituer à un minimum de vie sociale envers le corps enseignant...
Cet accouchement se fera forcément dans la douleur... mais pour qui?

Écrit par : Armand | 25/10/2004

Cher Armand, Très intéressante, la comparaison avec l'insecte. Le problème de l'athénée d'Ixelles est loin d'être résolu : comme j'ai le pessimisme chevillé au corps, et que je connais le nouveau préfet et un des nouveaux proviseurs, je me demande ce qu'ils vont faire dans cette galère. Pour une bonne partie de ses élèves, cette école n'existait plus depuis des années : seul un passage en force, sans concession aucune, pourrait peut-être donner des résultats. Pour les autres élèves, ils risquent de quitter avant que la mauvaise réputation de l'établissement leur colle à la peau. J'espère me tromper mais sincèrement, je ne le pense pas...
Bien à toi.

Écrit par : Ubu | 25/10/2004

Ecole "poubelle" Ce "cas d'école" pose vraiment le problème des "écoles-poubelle" pour autant que cet établissemt puisse encore s'appeler école!
Un prof confiait au JT il y quelques jours que, sur deux mois, il n'avait pu enseigner que vingt minutes...
Comme les jeunes adultes qui y sont inscrits quitteront les lieux un jour, je me demande ce qu'ils feront à ce moment: ils auront appris à se battre, à dealer, à racketter et à voler mais ne sauront même pas compter les billets de banque récupérés lors de leurs braquages!
Je commence à comprendre la différence entre école à discrimanation positive où les élèves sont davantages encadrés car moins "suivis" à la maison (ou autres raisons indépendantes de leur volonté) et les "écoles de la délinquance" où la drogue, les armes, les coups de poing... circulent mieux que les idées!
L'enseignement obligatoire devrait aussi s'appliquer à certains parents!

Écrit par : Armand | 26/10/2004

La minute blonde Il est revenu? Il va devoir en payer des impôts...

Écrit par : serge | 26/10/2004

Voyons, Serge, Tu sais bien que les partis n'ont pas de revenu. ;)) A bientôt.

Écrit par : Ubu | 26/10/2004

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