31/10/2004

L'édition automatique

Les pages aux caractères alignés et ordonnés se dévidaient sur le carrelage sec et froid de la salle. Des techniciens en blouse immaculée surveillaient les claviers et les écrans de l'immense ordinateur. D'autres, vêtus de tenues bleu ciel, ramassaient les pages à la sortie des divers orifices, dans des bacs de plexiglas qui, si tôt remplis, étaient envoyés dans la salle suivante. Là, un autre ordinateur à lecture optique triait et sélectionnait les pages mêlées, reconstituait les intrigues et les expédiait au service de la diffusion. Celui-ci transmettait alors les textes à l'imprimerie, laquelle les imprimait et les reliait automatiquement. Ensuite, à la fin de la chaîne, ils étaient envoyés directement aux centres de distribution qui les répartissaient entre les diverses bibliothèques dont personne n'ouvrait plus jamais la porte.

19:13 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Et la fin ? Enfin, quand la date de péremption des documents était atteinte, un robot les sortait des rayons et les mettait dans un bain de soude caustique pour en refaire de la pâte à papier. Le grand cycle des travaux administratifs d'archivages inutiles pouvait alors recommencer sans gaspillages de papier. C'était la seule concession qui avait été faite aux écologistes par le gouvernement.

Écrit par : Armand | 31/10/2004

Cher Armand Jolie conclusion ;)

Écrit par : Ubu | 31/10/2004

Bravo Ubu Tu as découvert la technique d'écriture d'Amélie N !

Écrit par : serge | 01/11/2004

Serge... ;)

Écrit par : Ubu | 01/11/2004

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