28/12/2004

Catastrophe

Pour les 25 mille, peut-être 40 mille victimes des tsunamis en Asie du Sud, il n’y avait pas grand-chose à faire, si ce n’est développer certaines mesures de détection et des plans d’évacuation. On évoque également un million de personnes en situation très précaire suite à la catastrophe : l’aide internationale va venir, on l’espère, en conséquence. Sera-t-elle plus efficace que d’autres aides, bien pauvres encore, des aumônes en fait ? L’Unicef rappelle qu’un milliard d’enfants vit quotidiennement dans la misère. La Fao, organisation pour l’alimentation et l’agriculture, rappelle que 815 millions d’affamés peuplent notre monde et que les aides des pays riches ne feraient baisser ce chiffre que dans plusieurs décennies : ces aides sont d’ailleurs moins importantes que les richesses transférées par les travailleurs d’origine immigrée vers leurs pays d’origine. Le BIT (bureau international du travail) constate qu’environ 1,4 milliards de travailleurs gagnent moins de deux dollars par jour. Pendant ce temps, nous disposons de ressources suffisantes pour nourrir à leur faim 22 milliards d’individus : mais seuls ceux qui sont solvables seront servis. Les politiques d’aide alimentaire, américaine comme européenne, se créent des marchés captifs, des ressources à bas prix et cassent les cultures vivrières locales depuis des années : un bas morceau de bœuf, subventionné par la Communauté, coûte moins cher sur les ports africains que les productions de l’intérieur du pays, faute de structure de transport. Merci la Politique agricole commune ! Quant aux cultures locales, on leur substitue ce qui est exportable et les multinationales agro-alimentaires brevètent à tout va le patrimoine local.

Certaines catastrophes sont inévitables : agir sur un mouvement des plaques tectoniques est hors de notre portée, la nature nous dépasse inéluctablement et nous ne pouvons que soutenir les victimes de ces ravages. D’autres pourraient être évitées : elles sont produites par un système économique qui n’assure que quelques positions dominantes au détriment du plus grand nombre, elles sont le fruit de cette globalisation qui déraille parce qu’elle assure des monopoles là où devrait se mettre en place un commerce équitable. Les secondes ne sont pas des calamités naturelles : elles sont des politiques économiques délibérées depuis des dizaines d’années. Pour longtemps encore ?   



06:42 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (46) |  Facebook |

Commentaires

Solidarité et éducation Cher Ubu,
Comme je te l'ai autrefois dit, l'homme qui joue à l'apprenti sorcier (ou l'égoïste), explique une partie du problème, mais pas tout...
Pour débuter en force, sais-tu que plus de la moitié de l’aide aux pays en développement ne quitte pas les pays donateurs. Je ne veux pas m'étendre (pour éviter des conflits idéologiques que certains recherchent sur les blogs, malheureusement) mais donner un peu de matière à réflexion...
1) Le tsunami: il avait été prévu deux heures avant qu'il n'arrive (les USA ont essayé en vain d'avertir les autorités des pays concernés). De plus, ce n'est pas l'eau qui tue mais des objets emportés à grande vitesse et qui agissent comme des obus. DuPont a d'ailleurs créé (et vend) un "cagibi" de protection en kevlar (http://www.stormrooms.dupont.com/) qui peut être installé dans les habitations sans grands frais. Le kevlar est un plastique spécial qui compose les vestes anti-balles de toutes les polices du monde).
2) Les enfants meurent dans la misère (pauvreté, Sida et autres maladies) et beaucoup d’entre eux meurent prématurément à cause de cela. S’ils arrivent en âge de procréer, ils aggraveront le problème. Pourtant, certaines religions (catholique entre autres) prônent le «croissez et multiplier» pour avoir davantage d’adeptes (quelle qu’elle soit, même 24 milliards, il y a une limite !).
3) Mode de vie : d’autres religions (je ne veux pas m’acharner sur une seule !) interdisent la destruction des « nuisibles » et les rats mangent la moitié de leurs réserves de riz, déjà insuffisantes.
4) Le Sida : en Afrique du Sud, les sociétés minières (dans un but de rentabilité) distribuent gratuitement des préservatifs à leurs ouvriers. Pourtant, par « tradition », ces derniers transmettent la maladie sur une grande échelle car c’est le pays au monde le plus touché !
Bien des choses devraient être faites, mais la priorité absolue devrait être l’éducation et l’obligation aux «gourous» de toutes les religions d’avoir un comportement responsable sous peine de tribunal de «La Haie »!
Nous avons une autre façon d’aborder le problème : tu pense avec ton cœur et je pense avec ma raison comme dit le vieux machin éculé… Tu m’avais autrefois demandé de faire un post sur le sujet. Tu l’auras ainsi, par bribes et morceaux !
J’aurais encore bien des choses à ajouter sur les OGM’s, les pesticides, la culture intensive et le végétarisme (raccourcissement de la chaîne alimentaire), les économies d’énergie (voyages inutiles, autos, avions…) qui seuls permettent les 24 milliards d’habitants, mais j’ai déjà été fort long, excuse-moi…
L’homme trouve les autres égoïstes, mais gaspille (un coopérant consomme plus d’eau pour sa douche quotidienne qu’un autochtone pour son agriculture) et trouve normal d’aller en vacances en avion vers des contrées lointaines…
Amitiés

Écrit par : Armand | 28/12/2004

Pour longtemps ! ça fait plus de 2000 ans que ça existe, alors tu penses si ça va s'arrêter !
L'homme tue l'homme pour le fric ...

Écrit par : Nola | 28/12/2004

.... Il existe des mécanismes de prévention et d'alerte des catastrophes dites des tsunamis en Asie, le seul problème vient du fait que les technologies ne sont pas optimales en termes de délais (parfois cela tient de quelques minutes!) et que certains pays dont l'Inde ont refusé de se joindre au système d'alerte mis en place, pour des raisons qui leur appartiennent. Quelques minutes de délai, cela aurait été des victimes en moins, pas des milliers mais quelques vies...

Pour ne reprendre qu'un autre élément de ton billet, j'ai aimé ton propos sur la pièce de viande subventionnée au Nord et casseuse de marché dans le Sud. Contrairement aux idées préconçues, cela s'appele du "protectionnisme économique" à quoi on peut ajouter une bonne pincée de "confort financier du consommateur". Moralité, quels sont ces citoyens qui vont accepter en coeur de payer le prix fort pour une Barbie fabriquée en Chine, une paire de Nike d'Indonésie ou du café du Kenya ? Il ne suffit pas de citer les gouvernements et les industries, ce sont surtout les citoyens qui s'accomodent d'une situation et qui donnent le La pour le reste (offre et la demande, souhaits et politiques, etc.). Enfin, il ne serait pas inutile d'aller écouter les vraies revendications des ACP, voire du Brésil et de l'Inde, dans les négociations internationales sur le commerce au lieu de penser à leur place. A lire la position des pays africains sur la filière du coton ou de la production de volailles, il y a de quoi rigoler des disymétries entre les "belles pensées" en Occident et la réalité qu'ils entendent solutionner sur le terrain.

Pour conclure, je reprends le propos d'Armand qui résume bien que tout est plus complexe qu'on ne le croit, "un coopérant consomme plus d’eau pour sa douche quotidienne qu’un autochtone pour son agriculture" !

Bonne journée....

Écrit par : promethee | 28/12/2004

..; Il parait qu'il existe un type de corail qui aurait pu atténuer la force de la vague, mais que, commerce et pauvreté aidant (l'un créant l'autre et vice versa), il n'en reste pas grand chose.
Au fait et je n'ai pas envie de polémiquer avec qui vous savez, ce protectionnisme économique profite surtout aux grosses entreprises agricoles américaines et européennes. C'est un nouveau type de protectionisme, de type libéral...
Quel est la cause du mal? L'égoïsme de ceux qui prônent ce type de libéralisme, sans doute et leur intérêt économique.

Écrit par : serge | 28/12/2004

Cher Armand, - Apparemment, on parle de manque de concertation entre les états concernés : auraient-ils craint un mouvement de panique ou se seraient-ils montrés incrédules ? Quant à la solution du cagibi, j'en ignorais l'existence.
- Les Ong, même les catholiques, redoutent les voyages du pape pour cela : je pense que le contrôle des naissances s'améliorent avec l'augmentation du niveau de vie, c'est une tendance souvent remarquée.
- Je n'avais pas envisagé ce problème mais je pense que les pays auxquels tu fais allusion sont exportateurs ? Enfin, c'est hallucinant aussi.
- Quand les superstitions ne donnent pas lieu à des crimes rituels, en plus...

Je ne suis pas certain que les mentalités changent par "miracle" si les conditions de vie s'améliorent : en effet, le Gabon, pays africain relativement riche, attire des pasteurs des églises "éveillées" (sic) ou pentecôtistes, particulièrement rétrogrades et dangereuses, sans que les autorités locales s'en émeuvent, à l'exception de l'Eglise catholique locale, pour une fois. Quant à la surpopulation, j'ai repris le nombre de 24 milliards parce que je n'arrive pas à comprendre comment on ne parvient pas à nourrir les 6 ou 7 milliards actuels : je pense que tu réponds déjà quand tu évoques l'égoïsme du touriste ou du coopérant.
A bientôt ;)

Écrit par : Ubu | 28/12/2004

Cher Nola, Une prime à celui qui s'arrêtera le premier ;)
A bientôt.

Écrit par : Ubu | 28/12/2004

.... Ubu,

"on parle de manque de concertation entre les états concernés"

Je crains malheureusement que cela soit le cas et c'est d'autant plus terrible qu'ils ont certainement parié sur le fait qu'en général, c'est le Japon qui se ramasse les tsunamis et qu'ils pouvaient se permettre d'appliquer une politique ou des mesures moins rigoureuses en la matière. Terrible...

Pour revenir à ton propos sur le Gabon, je voudrais juste ajouter que le problème des sectes protestantes en Afrique empire avec la détérioration des conditions de vie des habitants. Moins les conditions de vie sont bonnes, plus les gens se tournent vers la religion en dernier secours et comme ils ont le sentiment qu'un siècle de catholicisme n'a rien apporté, une autoroute est tracée pour les mystiques et autres charlatans... :-/

Un sujet qui n'est pas étranger à la problématique des enfants des rues avec des parents à qui l'on fait croire de plus en plus n'importe quoi (sorcellerie, etc.).

Écrit par : promethee | 28/12/2004

Cher Prométhée, Ce "protectionnisme économique" est en fait en situation de monopole : il est imposé en masse au consommateur par quelques multinationales, pas mal d'associations d'agriculteurs (FNSEA, par exemple, qui s'offrait parfois son ministre en France) et l'absence de transparence sur ce commerce peu équitable. Moi, mais je n'engage que moi, je suis près à payer un peu plus : imaginons que les subventions n'aillent qu'à une production de qualité et soient refusées aux filières industrielles pour compenser leurs "déchets", parfois énormes, ce serait une conurrence "frauduleuse" en moins. Imaginons que les inévitables intermédiaires soient davantage surveillés et ne puisssent plus faire pression sur les coopératives africianes : sachant ce que touche un paysan africain pour produire à destination des pays du Nord, doubler son salaire n'augmentera pas notablement les prix : il faudrait peut-être les arrondir, comme on l'a fait en réalité avec l'euro. Les gens râlent face à ce type d'augmentation mais cela ne les empêche pas de consommer : question de conscience... Moi, je me positionne du côté du consommateur qui a tout intérêt à ce que les filières de production respectent le producteur, c'est-à-dire cassent le monopole des semences, par exemple, qui à terme appauvrissent le sol africain. Quant aux "belles pensées d'Occident", elles sont parfois là pour soutenir ceux qui se retrouvent, en Afrique ou en Amérique latine, en totale dépendance : le consommateur peut se rebiffer, l'Ong aussi, rarement le sous-traitant. Les ONG ne fonctionnent pas toujours idéalement ni démocratiquement mais elles ont leur nécessité tant que le commerce équitable ne s'est pas imposé.
Bonne journée. J'ai encore été long, non ?

Écrit par : Ubu | 28/12/2004

... Tant de choses à faire pour changer l'être humain... et pourtant ce serait si simple... Bien à toi Ubu

Écrit par : Madeleine | 28/12/2004

Cher Serge, Le manque de concertation et de politique de prévention semblent en cause, prioritairement. Sans doute aurait-on évité quelques victimes : on verra maintenant quels soins on portera aux sans-abris (On parle de plusieurs millions de gens dans le cas !) Ce qui est sidérant, c'est qu'ailleurs sur place, la vie continue, même dans les pays concernés... Quant au protectionnisme, il est à mon sens également imposé par quelques multinationales mais il est entretenu par les subventions agricoles, dénoncées en leur temps par les fermiers américains lors de la crise des années 80 : je reste convaincu que les états, qui ont toujours un pouvoir à exercer, peuvent agir sur les conditions du commerce, même ceux qui se disent libéraux, alors qu'aucun ne l'est dans les faits. Mais oseront-ils balancer l'OMC ? Et les consommateurs assumeront-ils leurs responsabilités, pour changer ? C'est cela aussi l'exercice de la démocratie au quotidien.
A bientôt.

Écrit par : Ubu | 28/12/2004

Cher Prométhée, Le manque de prévention est une économie à bon marché : ces états sont peut-être en train de s'en rendre compte avec regret... Le cas du Gabon est celui qui détonne en Afrique : le pays est relativement riche, ce qui attire ces escrocs au moins autant que le pouvoir dans les pays pauvres. Et puis, pour ces dangereux personnages, plusieurs pauvres qui cotisent valent un riche. Parfois, les riverains s'énervent et chassent le pasteur et sa clique : on voit refleurir un garage où était une église, j'en viendrais presque à embrasser les voitures dans ces cas-là ;) Quant aux enfants des rues...
A bientôt.

Écrit par : Ubu | 28/12/2004

Chère Madeleine, Si tu essaies de leur parler individuellement, il y a souvent moyen de se faire comprendre et parfois de convaincre de la nécessité d'un changement d'attitude. Par contre, les foules oublient parfois qu'elles sont composées d'individus...
A bientôt.

Écrit par : Ubu | 28/12/2004

.... Petite précision, ce n'est pas l'OMC qui impose les politiques en question aux Etats membres mais plutôt eux qui rechignent à appliquer ses règles en ce qui concerne les pays du Nord. Plus terre à terre, le protectionnisme comme le libre-échange ne sont pas les panacées aux dits problèmes, c'est un mélange des deux qui doit être trouvé par Etat et selon ses spécificités. J'en veux pour preuve l'exemple sud-africain qui a tapé sur la table européenne pour obtenir une réciprocité d'accès au marché de l'UE tout en préservant des clauses de sauvegarde pour ses secteurs 'sensible', les Européens ont fait de même avec le label "Cherry", etc.

On ne peut pas prétendre à un monde meilleur quand on ne souhaite pas payer plus cher son café ou son micro-onde alors que l'ouvrier du sud se ramasse des cacahuètes, de la même manière, les pays du Sud ne peuvent pas espérer "décoller" tant qu'ils n'auront pas régler les questions de corruption, de bonne gouvernance et de clientélisme. Je parle ici des démocraties émergentes comme le Sénégal et le Bénin, ailleurs, hélas, c'est à ce point atroce que je n'ose même plus me prononcer... :-/

Petite parenthèse sur les tsunamis, de l'aveu des autorités japonais qui n'ont pas ménagé les efforts pour bétonner leurs côtes-sud de digues et ce, malgré les barrières intactes de coraux, s'ils avaient eu affaire à ces vagues, chez eux aussi, il y aurait beaucoup, beaucoup de victimes...

Écrit par : promethee | 28/12/2004

.... Oups...nos messages se suivent...entièrement d'accord sur le cas gabonais... ;)

En fait, j'ai tellement vue de stades remplis d'indigents qui donnent leurs derniers deniers à des prédicateurs que j'en ai encore des spasmes, se faire du blé sur la misère et le désespoir, c'est le christ qui doit pleurer sur son nuage...

Écrit par : promethee | 28/12/2004

Encore plus d'info jusqu'à saturation et... nausée! Cher Ubu,
Encore trois "infos" utiles pour montrer la complexité des problèmes (et j'en ai encore une dizaine de ce genre, cachées dans ma manche pour ton prochain post sur le sujet):

Les OGM résistants aux insectes sont la seule alternative aux sauterelles dans des pays peu au fait des insecticides. A l'origine, Monsanto a voulu faire des OGM "stériles" (ne pouvant pas se propager par semences) pour éviter la dissémination des gènes, mais quelques "intellectuels du monde politique" ont argué que ce serait priver les pays pauvres de ces plantes car ils ne pourraient se payer de nouvelles semences chaque année... On connaît la suite de l'histoire: gènes disséminés ET sauterelles ET pas d'OGM aux pays pauvres!

L'énergie: il faut (dans nos contrées) plus d'énergie pour construire une cellule photovoltaïque qu'elle n'en produira en 100 ans... si elle ne tombe pas en panne avant!

Aide inefficace: autrefois (Movida peut confirmer) la grande mode était d'offrir nos surplus de lait en poudre aux pays africains. L'offre dépassant de loin la demande (surproduction laitière en Europe), ce lait servait autant à repeindre les façades qu'à nourrir les enfants tandis que des montagnes de beurre s'accumulaient dans des surgélateurs d'Etat en Europe... Pour corser le tout, la mode est passée (pour les nantis) à la margarine à base de soja transgénique!

Je n'insiste pas: tu vas figurer au "Guiness Book" pour la quantité de mots des commentaires à ton post.
Amitiés

Écrit par : Armand | 28/12/2004

.... Je confirme tout et j'ajouterai même que le lait en poudre est devenu un fléau car, un, il ne possède pas d'anticorps présents dans le lait maternel, deux, il faut utiliser de l'eau pour l'employer, or, en Afrique, l'eau potable, c'est comme les oasis dans le Sahara....du coup, maladies, maladies, maladies et morts par milliers.... :(

Écrit par : promethee | 28/12/2004

Cher Prométhée, Je ne sais plus où donner de la tête : tu as sûrement raison en évoquant l'exemple sud-africain. Pourtant, l'OMC m'inquiète : comment en contrôler le fonctionnement ? Quels lobbies y sont attachés ? La corruption est une donnée réelle également : n'est-elle pas utilisée largement par les grandes compagnies comme ELf ? On voit ainsi des armées privées financées par l'argent sale. Nos sociétés ont des comptes à rendre : seule la justice leur en demande parfois. Où sont passés nos politiciens lorsque leur travail de contrôle est en cause ? A eux, nous pouvons réclamer des comptes, s'ils veulent bien cesser de dire qu'ils n'y peuvent rien. Au boulot, messieurs...
A bientôt.

Écrit par : Ubu | 28/12/2004

Cher Armand, Ce ne sont pas tes infos qui me donneront la nausée ;)
-Le cas que tu cites est assurément significatif mais ce même Monsanto n'a-t-il pas appuyé, en son temps, la culture du blé au détriment des cultures vivrières adaptées à l'écosystème ? Mener les agriculteurs dans le mur et se présenter comme leur sauveur, c'est du monopole économique, ni plus ni moins. Si les sociétés agroalimentaires payaient les dommages occasionnés par elles, leur confiscation de souches variées, je pense que les paysans africains n'auraient plus à se soucier de payer leurs semences... Dommages de guerre ?
- J'avoue que j'ignore à quoi peut servir une cellule photovoltaïque : je te crois donc sur parole ;)
- Ton exemple, confirmé par Prométhée, prouve que l'Afrique n'a pas à être le débarras notre surproduction : je me souviens d'ailleurs du beurre de Noël. Je préfère envisager une aide qui permette de construire un commerce équitable : cela demandera de ne plus seulement déverser nos surplus mais d'accepter de partager le nécessaire. Dur à avaler pour notre confort, non ?
Je te laisse : j'attends un coup de fil du Guiness book. ;)))
A bientôt.

Écrit par : Ubu | 28/12/2004

Passeport pour le Guiness Book! Cher Ubu,
-Monsanto a, par sa politique commerciale sans âme, plein de cadavres dans ses placards et je ne l’apprécie guère. Mais le problème est très compliqué: les terres africaines n’ont de fertile que la couche superficielle, ce qui fait qu’elles s’appauvrissent très vite… De plus, les cultures originelles ont des faibles rendements, tout à fait insuffisants pour nourrir la population qui s’est accrue fortement avec la diminution des famines, maladies et morts avant la puberté… La culture de plantes à meilleure productivité nécessite des engrais qui nécessitent à leur tour beaucoup d’énergie (pétrole) pour leur fabrication…
-Les cellules photovoltaïques (aussi appelées capteurs solaires) transforment directement la lumière en électricité. Les écologistes veulent les combiner avec des éoliennes pour supprimer le nucléaire.
-Pour les problèmes laitiers, nous sommes tout à fait en harmonie: on a la sale habitude en Europe de n’aider d’autres pays que si cela nous aide en même temps (idem pour les compensations en cas d’achats pour l’armée ou la construction de l’Airbus par exemple). Certains ont même voulu stocker des déchets toxiques dans les pays en voie de développement en échange d’aumônes… Je n’appelle pas cela une aide au tiers monde mais une nouvelle exploitation répugnante des plus démunis pour les rendre encore plus dépendants…
Amitiés

Écrit par : Armand | 28/12/2004

Ubu Article intéressant.
Je ne réagis pas à une énormité grosse comme le Soviet laissée par le Yu-Kud-Kun de service...et tu sais pourquoi?
Parce que c'est inutile et que j'ai mal à la tête.
Bonsoir cher Ubu...suis balaat!

Écrit par : Tony | 28/12/2004

.... Ubu,
Pour revenir sur l'OMC et compléter les propos émis infra, en toute honnêteté, je ne maîtrise pas assez les données pour me prononcer avec un peu d'objectivité mais pour ce qui est de la Banque Mondiale que je connais très bien, là, je suis vraiment sceptique et suspicieux. Je me rappele fort bien de programmes de prêts financiers conséquents et conditionnés à la libéralisation de l'enseignement et à l'intervention de firmes privées pour se faire, genre Ford qui sponsorise des écoles de mécanique au Sénégal et au Burkina Faso, l'enfer sur terre quand on connaît la situation de ces pays et les accumulations de dette pour de l'inutile. En cela, je te rejoins, qui sont donc les éminences grises qui appuient ce genre d'optique ? Moins je suis dans leur pattes, moins je les vois, mieux je me porte....J'accorde bien plus de crédits et d'attention aux programmes de micro-crédits tels que développés par ce brillant économiste indien dont je ne me souviens plus du nom, et qui fonctionne à merveille: comment accorder libéralisme économique et aide aux plus pauvres, le fameux équilibre dont j'ai parlé dans un commentaire infra. Ce n'est pas du prosélytisme mais une prise en compte de la réalité très complexe...

Armand,
Tu fais fort bien de rappeler cette histoire de déchêts radioactifs, je n'ai malheureusement pas les preuves à disposition mais je pense que des silos ont bien été entreposés en Afrique de l'Ouest avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer. Comme tout cela est désormais interdit et révulse l'opinion publique, on envoie nos vieux rafiots se faire échouer volontairement et désosser sur les plages de Mauritanie et du Bengladesh, certains diront que cela fournit de l'emploi aux ferrailleurs locaux mais c'est surtout oublier que, un, on tue les paysages, deux, les contaminations au plomb dépassent de loin le minima minimorum permis chez nous....

Cher amis, nous n'arriverons pas à résoudre les problèmes du Sud mais au moins nous y pensons, c'est déjà cela....bonne soirée...

Écrit par : promethee | 28/12/2004

.... Tony ? Balaat ? Attrapé un gros rhume sur ta kawasaki ? ;))

Écrit par : promethee | 28/12/2004

petit passage pour cette adresse ;) La Croix-Rouge française se mobilise. Vous pouvez envoyer vos dons à :
La Croix-Rouge française / séisme Asie
boîte postale 100
75008 Paris

Écrit par : imagine | 28/12/2004

Cher Armand, Me voilà renseigné sur la qualité des sols africains et sur les cellules photovoltaïques : comme tu le dis le problème est plus que complexe.
Quant aux aides, même constat que le tien : qu'elles ne servent pas de prétexte pour faire nos poubelles, comme avec certains médicaments interdits ou périmés, paraît-il.
Je m'arrête là pour ne pas décourager le guiness book ;)))
A bientôt.

Écrit par : Ubu | 28/12/2004

Cher Tony, Trop de fêtes en un soir : diantre, tu vieillis.
Allez, remets-toi bien : quelques aspirines, une bonne nuit et il n'y paraîtra plus. ;)
A bientôt.

Écrit par : Ubu | 28/12/2004

Cher Prométhée, Je pense en effet qu'il n'y a de solution que pragmatique : il doit être possible de susciter les initiatives privées et d'améliorer les intérêts collectifs. Bref, il faut aider parce que c'est notre intérêt à tous : il ne s'agit même plus de morale mais de simple équilibre. Et c'est en promouvant ces initiatives que l'on évitera peut-être d'envoyer à la casse des coquilles de noix au fin fond du monde, sans contrôler les conditions de ceux qui les démembrent (je pense que ce fait avait fait l'objet d'un reportage de Thalassa, il y a longtemps, quand j'avais encore la télé)
Bonne soirée ;)

Écrit par : Ubu | 28/12/2004

Chère Imagine, Je passe y voir. Mais j'espère qu'il y aura une initiative belge : je me méfie des virements transfrontaliers et je n'ai aucune envie que ma banque s'engraisse sur la misère des victimes.
A bientôt.

Écrit par : Ubu | 28/12/2004

Mon cher Armand, La nuance, c'est que dans cent ans, l'énergie de tes cellules photovoltaïques aura cent fois plus de valeur de rareté que l'énergie déployée aujourd'hui pour la produire. Il faut à tout prix chercher des sources d'énergie non polluantes. Les belges (avant de changer d'avis) et les Allemands sont les seuls à avoir posé la perspective de la sortie du nucléaire : elle ne représente pas tant un objectif qu'une profession de foi et l'expression d'une nécessité absolue, la seule nécessité d'écodéveloppement qui ait réellement réussi à s'affirmer, au contraire de la politique de l'eau et de la problématique du réchauffement de la planète qui restent toujours l'une et l'autre au stade des bonnes intentions.

Écrit par : Paul | 29/12/2004

UBU Personnelement, je n'ai jamais commencé ;~)

Écrit par : Nola | 29/12/2004

Tout interfère sur tout dans un équilibre instable! Cher Paul,
Ici aussi il y a interférences d'idéologies sur le pragmatique et je ne désire pas exposer mon opinion personnelle pour ne vexer personne...
Pourquoi le moratoire sur les centrales nucléaires à fission toucherait-il par exemple aussi celles avec récupération du plutonium produit (surrégérateurs) qui produisent cinquante fois moins de déchets que les autres?
Est-ce la crainte de l'inconnu?
Est-ce le dégoût de la "marmite infernale"?
Est-ce un retour aux "valeurs d'antan"?
Est-il préférable d'interdire le nucléaire qui ne pollue pas (mais produit des déchets polluants) ou de produire du CO2, payer les écotaxes qui vont avec et réchauffer la terre?
Je reviens à ce que j'avais écrit précédemment: la vérité est ailleurs!
Il y a tant de problèmes et une seule vraie solution, mais dont personne ne veut (autrement qu'en bonnes paroles): économiser l'énergie par des mesures radicales à caractère obligatoire...
Amicalement
On aurait aussi pu parler des combustions de matières non fossiles qui dégagent du CO2 en brûlant ou en se consumant (les écologistes l'appellent la biomasse): où se trouve, dans ce cas, la récupération de CO2?

Écrit par : Armand | 29/12/2004

Cher Nola, On est plusieurs à ne jamais avoir commencé : je pense qu'il y a plus de pacifistes que de bellicistes, même dans les armées. Personnellement, je préfère glisser ma peau sous les draps (voir plus si affinités) que la risquer sous les drapeaux ! ;)) Comme on en est pas encore à abolir le fric (Utopie ? Et pourquoi ? La valeur monétaire n'est qu'une convention sociale et qu'une construction récente, à peu près en même temps que l'écriture), continuons à dénoncer les meurtres qui se cachent...
A bientôt.

Écrit par : Ubu | 29/12/2004

grain de sel allons-y de notre petit commentaire et grosses questions.
Les sols africains ne disposeraient que d'une faible couche fertile? Ne serait-il pas possible de l'amender naturellement? Est-ce aussi le cas là où il y a plus d'arbres? D'autre part, certaines plantes ne sont-elles pas plus adaptées à ces situations? Cette situation me semble n'avoir "ni queue, ni tête". Dans le domaine alimentaire, les grands lobbyes ont réellement un impact négatif, et pas seulement au niveau éthique, mais aussi au niveau d'une production durable partout. En effet, cultiver "nos" plantes ou les plantes qui "nous" sont utiles sur des terres inadaptées ne peuvent qu'engendrer leur appauvrissement. Si les échanges internationaux peuvent apporter un plus (à condition de mettre en place un commerce équitable), la standardisation internationale ne peut que nous appauvrir tous. La culture (agriculture et mode de vie) doit rester diversifiée et rester in fine aux mains de chaque population : ce qui n'empêche pas la coopération et les échanges.
En ce qui concerne les ogm, il y avait dans un des derniers n° de la revue Imagine (j'essaie de le retrouver) des distinguos assez intéressants.
Quant aux économies d'énergie, cela me paraît assez évident. D'autant plus que cela pourrait ouvrir un créneau économique important pour nos régions et en partie non délocalisable. Notre production agricole est, si j'ai bien compris, composé au moins à 30% de betterave sucrière. Le prix du sucre chute, ce serait quand même l'occasion de mettre en place une politique en faveur des biocarburants, c'est d'ailleurs aussi ce que souhaiterait une bonne partie de nos agriculteurs. (Vous avez vu l'article du soir montrant que la Belgique est la plus mal classée pour l qualité de l'air?)
Plutôt que d'envisager de développer les fonds de pension ou autres pour résoudre le choc démographique qui arrive, on pourrait intensifier les politiques d'acquisition et de rénovation de logements peu énergétivores. Cela créerait des emplois chez nous non délocalisables. Cela permet d'accroître le bien-être de la population : avec le même revenu, si on ne doit pas payer de loyer et si on dépense moins en chauffage, électricité..., ça fait quand même une fameuse différence pour le porte-feuille.

Écrit par : deborah | 29/12/2004

Cher Armand, cher Paul Je vous laisse discuter ? Simplement, une remarque à Paul : beaucoup de centrales nucléaires n'ont que très peu d'impact sur l'effet de serre, moins que le méthane produit par les vachettes dans les prés. ;) Pour Armand, je pense que tu fais allusion à Super Phénix, qui n'a pas trop bien fonctionné. Quant à la fusion, plus de nouvelles des projets d'installation d'un centre d'expérimentation : rien de plus récent ? Un des problèmes soulevés par Paul serait, me semble-t-il, l'absence de transparence du secteur nucléaire, en plus de son aspect inquiétant (Tchernobyl, etc.) : si ce n'est pas la seule industrie lourde dangereuse (J'ai vécu pendant des années à proximité d'une colonne sous vide, dans la raffinerie où travaillait mon père : il m'avait expliqué les dégâts possibles !), il faut avouer qu'elle a beaucoup gardé du secret militaire de ses origines... L'inquiétude me semble légitime même si tu as certainement raison sur la solution : contraindre à économiser l'énergie. Suelement, ce genre de décision devrait être mondial, sous peine d'entendre les habituels gémissements sur les problèmes de compétitivité.
Une question lancée en l'air : n'est-il pas étonnant que nous consacrions davantage de crédits aux forces armées, pour un risque relativement hypothétique, tandis que si peu de crédits sont consacrés à l'environnement, pour un risque présent (pics d'ozone) et prévisible ?
Amicalement à tous les deux.
A bientôt. ;)

Écrit par : Ubu | 29/12/2004

Bonjour Deborah, - Pour la culture du soja, à destination du bétail, le boulversement est survenu après la guerre en Europe : les firmes américaines l'ont imposé, en lieu et place du colza, dans le cadre de l'agriculture intensive. A tel point que dans les années 70, suite à des problèmes d'approvisionnement, les éleveurs durent abattre leurs bêtes qu'ils ne pouvaient plus nourrir. Soja et blé : nouveau credo ? En plus, l'absence de variété dans les cultures produites les expose davantage aux maladies...C'est valable aussi pour les fruits et légumes courants.
- Economies d'énergie : et la compétitivité alors ? Si on continue avec ce credo-là, je vais pouvoir ouvrir une entreprise qui fournisse des masques anti-smog (cf. Londres, Japon) Des mesures urgentes sont à prendre : trop de dépassement des pics d'ozone en été pour croire à une anecdote...
- Sans aller aussi loin que toi, travailler sur l'isolation des habitations et des entreprises fournirait un gain appréciable à long terme, et financier et énergétique....
Je profite de ton passage pour te souhaiter une bonne fin d'année :))
A bientôt.

Écrit par : Ubu | 29/12/2004

à toi aussi Ubu, excellente année j'ai retrouvé l'article d'Imagine : n°46 (sept.-oct. 2004).
En fait, les ogm reposent sur la transgenèse : introduction d'adn étranger dans le génome d'une espèce que l'on souhaite modifier.
A côté de cela existe la sélection intelligente (smart breeding) par marquage des gènes.
En gros : on "réveille" les gènes qui sommeillent dans des variétés sauvages cousines des plantes qu'on veut faire pousser.
L'avantage sur la transgenèse est que ces graines sont fertiles (on ne doit donc pas les racheter chaque année) et qu'il n'y a pas de risque de "contamination" génétique d'espèces sauvages ou de culture voisine.
"L'inconvénient" est que l'industrie agrochimique a investi en masse dans la transgenèse et a des semences à vendre. (En un mot que l'industrie agrochimique a misé sur le mauvais cheval)

Écrit par : deborah | 29/12/2004

Trop compliqué Cher Ubu,
Moi aussi, je fais place aux spécialistes de la transgenèse, de l'intérêt de consommer de l'énergie maintenant pour fabriquer des cellules photovoltaïques utilisables dans cent ans, des engrais naturels à incorporer dans le sol africain, de la politique de l'OMC et des "microcrédits"... Je plaisante, mais toutes ces idées ont été développées à la suite de ton post et de mon premier commentaire!
J'avais bien dit, au début, que je voulais seulement "donner un peu de matière à réflexion...".
Je me retire donc sur la pointe des pieds...
Amitiés
P.S. Si tu obtiens un prix du Guiness Book, n'oublie pas la solidarité et le partage (avec les pays du Sud, bien entendu)!

Écrit par : Armand | 29/12/2004

pour ceux que cela intéresse je ne suis pas non plus une spécialiste (loin de là), mais je viens de trouver un petit article intéressant sur les moteurs à air comprimé : http://www.indymedia.be/news/2004/12/91697.php

Écrit par : deborah | 29/12/2004

Merci de votre passage Chère Deborah,
J'ignorais les faits que tu exposes : ils ouvrent de nouvelles perspectives ;) Quand on parie sur le mauvais cheval, il ne faut pas hésiter à sortir du jeu, surtout quand on parle de technoscience.

Cher Armand,
J'avoue que ces problèmes sont complexes : d'où la nécessité d'une recherche fondamentale suffisamment financée et qui puisse garder une indépendance de jugement. D'où également la nécessité d'un cours sur les technosciences dont chacun dépendra un jour ou l'autre ;)

A bientôt.

Écrit par : Ubu | 29/12/2004

cher Ubu je n'ai pas d'avis éclairé; j'ai depuis bien longtemps, et peut-être à tord, cessé de grogner sur les tords et les raisons du monde. J'en suis arrivée à un point où, n'étant plus certaine de quoi que ce soit sinon de mes convictions, je ne me mets plus en colère. Je sais seulement ce que je dois faire dans l'urgence, et je le fais. Parce que toutes ces disussions, finalement, tous ces avis, toutes ces protestations et ces merveilleuses informations sur ceci ou cela, en quoi font-elles avancer les choses? Qui, et moi la première, va demain prendre un avion pour aller aider nos frères? qui va se mobiliser? qui va AGIR?
Je ne discute même pas, parce que, quelque part au fond de moi, j'ai honte.

Écrit par : fun. | 29/12/2004

Chère Fun, Je pense que nous faisons ce que nous pouvons , avec notre relative impuissance. Et râler nous défoule un peu : c'est une manière comme une autre de réaliser et d'encaisser des catastrophes comme celle qui vient de se produire, comme les autres. Evidemment, notre action n'a pas beaucoup d'importance : nous sommes tellement loin du pouvoir mais faire pression, c'est encore possible, au quotidien, parfois. Pas grand-chose peut-être mais de bon coeur... Quant à la honte, elle ne peut venir que face à des circonstances que nous avons créées : j'avoue que je suis plutôt en colère, même si elle traduit davantage une frustration qu'autre chose... Alors, agissons comme nous le pouvons : c'est pour nous aussi que nous le faisons...
Amicalement.

Écrit par : Ubu | 29/12/2004

... Merci de ton passage sur mon blog... C'est très gentil de m'avoir donné ton avis sur la question ! Puis-je savoir dans quelle école tu enseignes ?
Bonne soirée et à bientôt !

Écrit par : Romain | 29/12/2004

tu as raison, Ubu j'aime ta vision.
TRES amicalement.

Écrit par : fun | 29/12/2004

Chandelle Cher Ubu,
pourrais-tu aller lire ta chandelle verte?
Amitiés

Écrit par : Armand | 30/12/2004

Merci de votre passage Cher Romain,
Ravi d'avoir pu te donner un coup de main. J'enseigne à Bruxelles ;)
Bon courage pour ta dissert. ;)

Chère Fun,
Très amicalement aussi : j'adore ton honnêteté. Qualité rare, à préserver ;))

Cher Armand,
C'est vu ;)

A bientôt.

Écrit par : Ubu | 30/12/2004

Bonne année Las mon Cousin, je reconnais votre côté don quichottesque, mais bon, croyez moi, cela n'empêchera pas des millions de gens de festoyer sans vergogne demain soir et de courrir les soldes dès lundi. Au fait, sauriez vous me dire si on se souhaite la bonne année à Djakarta et à Delhi ?

Écrit par : Votre Cousin | 30/12/2004

Cher Cousin, C'est humain, parce que certains chiffres dépassent l'imagination : malheureusement, ce qui l'est peut-être aussi, c'est l'attention portée aux 2 mille touristes en regard des 120 mille victimes autochtones et des 300 mille blessés... Il faut dire que dans ces pays-mêmes, le tourisme passe avant tout : quant à la bourse locale, elle monte :-(
Aide internationale : c'est le moins que l'on puisse faire...
A bientôt.

Écrit par : Ubu | 30/12/2004

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