26/02/2005

Un scoop d'Infocasa !

Le dernier livre du pape Jean-Paul II, qui attise les polémiques, aurait été écrit par l’humoriste humaniste et courageux, victime de persécutions infâmes à cause de ses hautes réflexions philosophiques savamment détournées de leur contexte : nous parlons de Dieudonné, le bien nommé. Il semblerait que Jean-Paul II ait nommément, dans un borborygme décrypté par son entourage, donné le nom du comique  -dont la délicatesse atteint à des hauteurs de style que je ne vous raconte pas, d’ailleurs récompensée par le prix Louis Pauwels de l’humour engagé-   comme celui du meilleur candidat à sa succession : notre futur pape sera donc un vrai Breton, engagé dans les débats du temps, et un ciseleur de formules de choc. Un signal d’avertissement aux médecins juifs sionistes qui pratiquent l’avortement : la loi de Dieu, la loi de la nature les rattraperont au tournant sous le règne de Dieudonné Premier.

 

Amaury de Bonnefoy

 

Pensée du jour

 

Les cons, ça ose tout ! C'est à ça qu'on les reconnaît. (M. Audiard)

 

Liens

 

Une réponse de Leïla Sebbar dans Libé

http://www.liberation.fr/page.php?Article=277881

 

A propos du livre du pape

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/nouvel...

12:44 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (43) |  Facebook |

21/02/2005

Strange fruit

Pourquoi j'aime le jazz ?
Parce qu'il a créé des chansons comme celle-ci... Parce que Billie Holiday a juste la voix qu'il faut, sur cette chanson, comme sur pas mal d'autres d'ailleurs.  Parce qu'on n'a pas fait mieux depuis les pendus de Villon. Parce que c'est mon Amérique à moi, celle où les Indiens sont cantonnés dans des réserves, où les "Coloured people" sont mal vus, où les écrivains géniaux (James Crumley, Richard Brautigan, Jim Harrison, Chester Himes, Raymond Chandler) vivent en exil d'eux-même dans des paysages moins sauvages que l'humanité dont ils parlent. Parce que je n'aime pas ce qui brille, ce qui est artificiel, ce qui promet un bonheur vite dépassé. Parce que le désespoir qui se chante paraît moins douloureux.
 

Strange fruit

 

Southern trees bear a strange fruit,
Blood on the leaves and blood at the root,
Black body swinging in the Southern breeze,
Strange fruit hanging from the poplar trees.

Pastoral scene of the gallant South,
The bulging eyes and the twisted mouth,
Scent of magnolia sweet and fresh,
And the sudden smell of burning flesh!

Here is a fruit for the crows to pluck,
For the rain to gather, for the wind to suck,
For the sun to rot, for a tree to drop,
Here is a strange and bitter crop.

 

Etrange Fruit

Les arbres du Sud portent un étrange fruit,
Du sang sur les feuilles, du sang aux racines,
Un corps noir se balançant dans la brise du Sud,
Etrange fruit pendant aux peupliers.

Scène pastorale du "vaillant Sud",
Les yeux exorbités et la bouche tordue,
Parfum du magnolia doux et frais,
Puis la soudaine odeur de chair brûlée.

Fruit à déchiqueter pour les corbeaux,
Pour la pluie à récolter, pour le vent à assécher,
Pour le soleil à mûrir, pour les arbres à perdre,
Etrange et amère récolte.

 

 

http://www.lady-day.org/aboutsrangefruit.html

 





23:51 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

20/02/2005

Je regrette...

Je n'aime pas la musique classique. Si Gershwin se fait entendre, c'est pour ses morceaux adaptés en jazz. Oui, Tchaikovsky (je ne suis même pas sûr de l'écrire correctement !) ou Ravel, ça me dit quelque chose, mais sans fascination. Et l'opéra me fait hurler de rire dès qu'une diva pousse la note : j'ai l'impression qu'elle caquète... Alors j'écoute le "Duke", le "Count" ou Ernie Royal, mes nobles à moi. Je m'explose avec "Birks" et volète avec "Bird". Et Ella, Billie, Sarah, Rosemary, Astrud me susurrent des mots doux.
Bien que j'éprouve parfois quelques regrets à ne pas pouvoir contempler certaines musiciennes classiques... Je me sens contrit, ma chère Hélène Grimaud. Ne me feriez-vous pas le plaisir d'une petite note bleue, juste une ?  
 

19:32 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

La fête à Neuneu ?

G.W. Bush junior arrive à Bruxelles ce soir. A la suite d'un malentendu regrettable, la vedette comique internationale arrive avec deux semaines de retard pour le carnaval : aurait-il craint que les oranges transgéniques des Gilles soient des armes de distraction massive ? On dansera, on boira, on mangera : un diplomate sera servi au dessert, sur son lit de french fries. Par contre, la CPI, jugée infréquentable,  ne sera pas invitée aux festivités, de même que le carrousel des navetteurs invités à tourner autour de la fête à Neuneu dans un ballet chorégraphié par Franco Dragone, bien connu à Las Végas, sur des arrangements bidonnants des Tambours de Saint-Josse.
 
Il est de plus en plus question, pour l'administration américaine, d'adopter le système des communautés en vigueur en Belgique pour l'Irak libéré : hélas, les bourgmestres de Bagdad-Abou Grahib- Guantanamo demandent la scission de l'arondissement électoral, au nom de l'arriéré judiciaire et faute de bourreaux bilingues. Leur demande sera étudiée dans un climat de concertation sereine.

 

Un lien vers la page de notre star du comique ?

11:37 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

19/02/2005

Blog en travaux !

Pas d'inquiétude : tout va bien ! Je suis en train d'aménager un blog pour un projet commun que nous comptons mener à bien, mes collègues et moi. Comme ce projet nous tient à coeur et comme il faut bien l'organiser et le mettre en route, j'ai un peu de boulot ces temps-ci. Bientôt, ce seront nos élèves qui bosseront ;) Je reviendrai bientôt : l'actualité ne manquera pas de me fournir des occasions d'avoir mauvais esprit.
 

I'll be back soon !

18:08 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

13/02/2005

Joyeuse Saint-Valentin ?

Cette fête, anodine et commerciale, a une origine latine. Elle serait inspirée des Lupercales, fêtes de la fécondité durant lesquelles les femmes étaient fouettées avec les lanières d'un bouc récemment sacrifié. La fête des amoureux ? Entre le coup de sang et le coup de fouet ...
 
En fin de compte, je préfère mes canards : ils sont moins sadiques.
 

14:56 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (22) |  Facebook |

Mea culpa, mea maxima culpa

Honte sur moi ! Delenda est Carthago !  J'ai suivi des études inutiles, j'ai collaboré à la politique élitiste des établissements scolaires : j'ai fait du latin pendant 10 ans. Beati pauperes spiritu ! J'ignorais, quelle outrecuidance, que l'on établissait une hiérarchie sur l'apprentissage de ce mode de pensée : en plus, j'aimais bien ça ! Errare humanum est sed perseverare diabolicum !
 
Le latin ne sert à rien : quid novi sub sole ? Evidemment qu'il ne sert à rien : conceptualiser une langue morte ne sert à rien, à l'époque de la communication. Et les vocations de séminaristes se raréfient : mêmes les messes ne se donnent plus en latin. Ite missa est ! Et pourtant...  Grâce au latin, j'ai appris une autre manière d'appréhender le français, comme si une langue vous révélait les beautés de sa technique de construction, de son architecture. Je n'ose même pas parler du grec, langue philosophique et poétique  - est-ce vraiment une distinction à opérer ?- dont les particules peu élémentaires se promenaient dans toutes les phrases et finissaient par me rester sur les bras.
 
J'ai sans doute voulu comprendre les mathématiques et les sciences à cause du latin : au fond, les silences de Tacite et les constructions amples de Cicéron me paraissaient des récifs, avant de les avoir franchis. J'ai pris mes distances vis-à-vis des jargonneux, du patrimoine : tous ces imitateurs amphigouriques qui oubliaient la construction de l'esprit et négligeaient la substance. Roma amor  : quoi de plus beau que la vitalité des ruines ?
 
Notre chère Ministre (minister signifie serviteur en latin !) veut supprimer l'apprentissage du latin sous le prétexte que l'on établirait des catégories entre élèves : ce n'est pas faux ! Le latin a ses exigences, qui font rêver certains parents : les inscriptions se font d'autorité. Pense-t-elle réellement que les parents laisseront le choix à leurs enfants sous prétexte d'une restriction de leurs choix ? Ou désire-t-elle poursuivre cette formation des abrutis compétents que ses Déclarations communes -en connaît-elle d'autres ?- , ses Contrats stratégiques -joli vocabulaire belliciste (de bellum, la guerre)- et ses autres fadaises mettent en valeur ? L'exigence se prête mal à la fuite des responsabilités : la complaisance peut alors tenir lieu de décision.
 
Ce qui m'est profondément désagréable, dans ce type de pensée, c'est sa coutume des stéréotypes paradoxaux à propos de la culture : la suppression devient un acquis, le nivellement s'érige en  progrès. Un peu comme si on accusait le thermomètre de transmettre des maladies : telle est la réflexion de nos nouveaux pédants, qui exigent la fonctionnalité alors qu'eux-mêmes ne servent pas à grand-chose,  qui méprisent la créativité puisque l'originalité est toujours une prise de risque, qui se montrent suffisants alors qu'ils ne sont qu'incapables.

14:47 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (19) |  Facebook |

11/02/2005

La Communauté française

Une Haute Ecole catholique (étrange, à ce niveau, on n'utilise plus le qualificatif "libre" : encore un complot de l'ULB !) vient de se voir condamnée à rembourser les droits d'inscription complémentaires que la cour de première instance de Namur a jugé illégaux (voir le lien ci-dessous). Certes, le montant s'élève à peu de choses : même pas 187 euros. Pourtant, si ce jugement vient à faire jurisprudence, quels remous dans la mare aux grenouilles ? La ministre a déjà réagi, précisant que la décision pourrait être catastrophique pour les finances des Hautes Ecoles et que la Communauté française, vu l'état de ses finances, ne pourrait les aider. Si l'on se souvient du mouvement des étudiants au début de l'année scolaire, cette déclaration est savoureuse : n'étaient-ils pas partis en grève parce qu'ils soulignaient la détérioration de leurs conditions d'étude ? N'avaient-ils pas précisé le problème des enveloppes fermées pour le budget des Hautes Ecoles ? Peut-être avaient-ils trop cru les programmes électoraux qui rappelaient que la Communauté française était sauvée et largement refinancée...
 
Dans un même ordre d'idée, je rappelle aux chers parents qui me font l'honneur de me lire qu'un montant maximal de 75 euros peut être perçu pour le prix des photocopies dans l'enseignement secondaire obligatoire : ce montant déjà élevé est dépassé par pas mal d'écoles. La plupart  paient un forfait à destination de Reprobel, pour les copies protégées (environ 40 centimes par copie) : c'est une  obligation légale. On promet par ailleurs un retour aux manuels : jusqu'à présent, on a débloqué un montant de 25 euros par élève, en moyenne. De quoi acheter un manuel par élève ?  Pas sûr : il faut aussi financer les éditeurs belges et les auteurs de manuels, souvent formateurs ou inspecteurs par ailleurs. Ce qui signifie qu'il faut payer deux fois les mêmes compétences techniques alors que des solutions techniques existent : pourquoi ne pas utiliser les services des centres de reprographie technique de la Communauté (il en existe un à Frameries) et organiser des groupes de travail parmi les professeurs, leur permettant ainsi  de s'échanger des préparations de cours, de confronter leurs fonctionnements pédagogiques et de mener à bien l'élaboration d'un ouvrage de référence commun en collaboration avec un pédagogue qui leur fournirait son expertise ? Cela amènerait sans doute Reprobel à revoir ses exigences à la baisse, diminuerait le nombre de ces photocopies parfois infectes qui alourdissent inutilement certains cartables et éviterait l'usage systématique du copier-coller de séquences provenant de manuels français, dont certains manuels belges sont aussi des spécialistes. Ce type de fonctionnement pourrait être bien plus profitable que ces formations obligatoires (6 demi-jours) où les profs se retrouvent casés tant bien que mal et qui engendrent toujours davantage de grogne et de frustration chez les enseignants : une dépense nécessaire ou un moyen déguisé de subventionner des ASBL ou des écoles supérieures  ?  
 
Je sais : j'ai mauvais esprit. Sans doute ne me suis-je pas remis, en tant que prof de français, d'avoir été versé dans une formation d'immersion linguistique (!?) à milles lieues, bien entendu de celle que j'avais choisie : ce n'est qu'en rouspétant qu'on me recasa de justesse dans un groupe qui travaillerait sur les séquences (notion connue depuis des années : il m'est arrivé d'avoir des formations correctes), groupe dont les trois quarts des membres se demandaient ce qu'ils fichaient là !  Quant aux autres formations, je n'en parlerai même pas. Ce que j'y ai gagné ? La perte de trois jours de cours, dans une école et avec des élèves pour qui cela compte pas mal ; un fatras d'inepties très convaincues, à défaut d'être convaincantes ; une certaine agressivité (dixit mon inspectrice !) par rapport à cette infantilisation à peine larvée des profs.
 
Vous vous souvenez de la distinction entre clergé régulier et séculiers : les uns se plongent dans leurs monastères (beaux bâtiments qu'il faut souvent rénover, comme le rappelle l'illustration !) et les autres plongent dans le siècle. Il faut croire que la Communauté française a la nostalgie de cette époque : c'est fou le nombre de pédagogues qui n'ont jamais vu un élève de près, ou alors il y a longtemps. Quand eux-mêmes étaient à l'école ?

07:38 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

09/02/2005

Télé-poubelle...

J’aurais du mal à imaginer des adultes regardant et admirant, à longueur de soirée, leur poubelle débordant de détritus, leur corbeille à papier remplie de publicités, comme sous l’emprise de la fascination d’un vide qui leur serait extérieur. Depuis 1998, j’ai viré ma télé : meuble inutile. Depuis, il m’arrive de la regarder durant les grandes vacances et c’est alors avec plaisir que je me replonge dans les rares films que l’été laisse passer. Parfois, mon doigt glisse sur la zapette et j’ai l’impression qu’un étron m’est offert sur un plateau : j’assiste à une émission de télé-réalité… Parfois aussi, la conversation prend les contours de ces émissions qui me disent vaguement quelque chose : j’entends médusé les prétendus « concepts » qui sont censés tenir lieu de cohérence à ces émissions.

 

Beaucoup de ces émissions me semblent pratiquer, au nom d’une psychologie de bas-étage, le racolage voyeuriste et exhibitionniste propre aux confessions publiques. L’un vient avouer avec contrition ses fautes, ses perversités, ses déviances en larmoyant sur sa vie gâchée : et le téléspectateur d’applaudir qui est plus misérable que lui. Un autre vient étaler sans vergogne son cynisme : et le téléspectateur de réprouver, fasciné tout de même, comme si ce refus de l’humiliation, de l’expiation publique perturbait son entendement. Vivement que l’animateur remette à sa place l’empêcheur de pleurnicher en rond ! La confession religieuse avait perdu de son lustre : à l’humiliation publique, exemplaire, avait succédé la confession en catimini où la bigote pouvait seulement imaginer les informations dont on la privait indûment. La grand-messe cathodique a rétabli ce puritanisme malsain, mêlant les contentions personnelles et les débordements publics : et puis, ça égaie le salon…

 

Chaque cas devient exemplaire : la vie même… Mais l’anonymat n’est plus de mise : on dévoile, on révèle, on ritualise l’intimité. On la transforme en spectacle édifiant, qui vend de l’espace libre pour la pub, comme le rappelait avec un certain cynisme un directeur de grande chaîne. Et quand la réalité ne suffit plus, on la dramatise. Des situations délirantes sont mises en scène : compétitions sans intérêts, axées sur l’instinct de survie, l’attirance sexuelle ou l’apprentissage du chant. Il faut mettre le candidat en situation : s’il incarne des stéréotypes dans lesquels le téléspectateur doit se retrouver, ses péripéties doivent tenir en haleine. De là cet ensemble de compétitions en toc qui, à peu de frais,  illuminent la petite lucarne. Comme si Strip-Tease était devenu un jeu, un miroir de nos appétences.

 

Pire encore : la télé-réalité est devenue un pivot de référence. Les situations scénarisées qui simulent la vraisemblance, les personnages stéréotypés qui participent de l’illusion, les commentateurs qui prétendent évaluer au nom du « bon sens » transforment le divertissement saumâtre en discours nauséeux. L’école devient un lieu de compétition pour nombre d’élèves qui rêvent d’académies et d’étoiles. La ruse, l’esprit calculateur tiennent lieu de réussite. Un choix devient une vérité absolue, incontestable. Et le débat laisse la place à la provocation ou à l’esprit de contrition : la culpabilité malsaine y tenant lieu de responsabilité. Une autorité des conceptions, des représentations de la réalité s’établit ainsi, forte de ses rites prégnants et profondément réductrice : le reflet s’impose.

 

Un concept est une idée complexe. Notre réalité est toujours complexe, construite dans ses propres contradictions. Même le monde virtuel présente infiniment plus de nuances que l’univers cathodique, prétendument ouvert sur le monde, en fait clos sur lui-même, redondant et répétitif, intrusif. Sinon, la télé est un joli meuble…

22:51 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

08/02/2005

Le Saint-Louis.

Je viens d'écouter une interview de Gilbert Sinoué consacrée à son dernier  récit, Un bateau pour l'enfer, qui raconte l'épopée du Saint-Louis. En bref, un bateau fut affrété par les autorités nazies en mai 1939 : les passagers étaient des Juifs qui avaient payé cher leur droit au départ. L'opération était un montage machiavélique de la propagande nazie : comme s'ils libéraient ces gens alors même que l'univers concentrationnaire montrait déjà ses prédispositions à l'horreur, au lendemain de la Nuit de Cristal. Pourtant, le bareau mené par un capitaine allemand fit route vers Cuba : on y refusa le débarquement de ces passagers encombrants. Le capitaine décida ensuite de faire route vers les USA : le refus fut clair et net, là aussi, au nom des quotas d'immigration. Le retour vers l'Europe devenait la seule solution : là au moins, la Belgique puis les Pays-Bas, la France et la Grande-Bretagne permirent aux réfugiés de jouir du droit d'asile. Beaucoup de ceux qui se réfugièrent dans les trois premiers pays ne suvivraient par à la politique d'extermination raciale.
 Le capitaine du Saint-louis fut reconnu parmi les Justes après la guerre, puisqu'il avait essayé de sauver quelques centaines de Juifs, puisqu'il avait pris des risques bien au-delà de sa fonction. Combien de fonctionnaires de l'immigration cubains ou américains ont été accusé de non-assistance à personne en danger ? Aucun : sans doute auraient-ils expliqué qu'ils ne faisaient que leur boulot. Combien de diplomates, qui ont tergiversé pour refuser ce simple droit d'asile ? Aucun : ils suivaient les règles de la diplomatie. Ou alors ils ne savaient pas...
La politique du droit d'asile est malmenée depuis quelque temps : on ne sait pas très bien ce qui se passe dans ces pays lointains, on est vraiment mal informé. Il y a peut-être une guerre ou peut-être pas : le demandeur d'asile est peut-être un menteur qui accourt profiter de la vie dans un pays riche, un profiteur, un méchant gangster albanais (très tendance, ces derniers temps) ou peut-être pas. Si ça se trouve, il y avait déjà des menteurs, des profiteurs ou des gangsters sur le Saint-Louis. J'avoue que si j'étais politicien, fonctionnaire de l'office des étrangers ou simple policier fédéral, j'aurais du mal à me dire qu'un seul des pauvres types que j'ai aidé à expulser risquait vraiment sa peau : il faut dire que j'ai entendu parler du Saint-Louis. Et un peut-être pas n'y changerait rien : question de conscience...
 

15:21 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

Salon de l'auto

Jean-René Canardou, patron d'Univers Sots, a dévoilé en exclusivité mondiale le nouveau projet de sa filiale "Recherche et développement" lors du Salon de l'auto de notre ville. La Can-2006 est un cabriolet élégant, avec double arbre à cane, gouvernail caudal intégré et trois pattes motrices. Cette voiture à l'aérodynamisme sobre et futuriste  ravira sûrement les amoureux des routes de campagne et du bon goût. Vavavoum !  

07:38 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Vandalisme !

O tempora !  O mores ! Comment ne pas s'indigner des exactions de cette jeunesse qui ne respecte plus rien, même les poils gris de ses aînés ? Un incident de plus est à déplorer : un jeune vandale a cru bon d'attirer l'attention sur lui en souillant d'un happening inepte la sculpture que Jean-René Canardou avait généreusement offerte à notre ville. Le superbe "Rêve de Canard", qui agrémentait la promenade de nos étangs s'est vu l'otage d'une opération médiatique honteuse. Mais que fait le police ?  

07:31 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Moment de détente ?

Jean-René Canardou se détend : le patron d'Univers Sots ne manque jamais de s'écouter le Lac des Cygnes dans la superbe mise en voix des Dixie Chicks dès qu'il emprunte un avion. La simplicité de nos chefs d'entreprise ne cessera jamais de nous émouvoir

07:24 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/02/2005

Manipulations génétiques

Horreur ! Ils ont osé ! Ainsi, les manipulations génétiques montrent enfin leur vrai visage. Le laboratoire du professeur Vandegatozeel a osé révéler la terrible vérité dans une conférence de presse bien trop discrète à notre goût. Toute honte bue, le professeur dut avouer les conséquences d'une fécondation in vitro hasardeuse menée il y a deux ans : des restes de zakouskis au foie gras se seraient mélangé au produit d'une éprouvette après une fête de carnaval bien arrosée. Ne s'arrêtant pas à ce genre de détail et curieux du résultat, le professeur tenta l'insémination qui se conclut par la naissance d'un beau bébé neuf mois plus tard : certes, ses pieds palmés alertèrent le savant  qui promit de suivre la croissance de l'enfant. Chose qui fut faite : vous pouvez admirer, chers lecteurs, le déplorable résultat. Les parents du petit Howard se sont portés partie civile. Quant au professeur Vandegatozeel, sa seule déclaration fut : "Depuis, on ne prend que des zakouskis au saumon ou au fromage, à cause des compressions budgétaires." Triste mentalité.

20:58 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Canard de destruction massive ?

Quand je vous disais qu'ils étaient partout : on vient de réarmer la marine belge de canards à répétitions. Ils seront utilisés dans les abordages de vaisseaux fantômes, surtout les Hollandais volants de sinistre mémoire. La photographie prise par notre audacieux reporter, en mission spéciale, lève le voile sur ce "secret-dédense" bien gardé. On attend une réaction de lOTAN, l'ONU et la SPA. De plus amples développements dans nos prochaines dépêches

20:48 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Carnaval ?

Rite, fête ou tradition ? Le carnaval évoque les blagues d'étudiants de Rabelais, la fête des fous ou les charivaris anciens : des fêtes subversives dans une société de contraintes morales très lourdes. Parfois, il se mue en supplément touristique, en folklore de pacotille ou en tradition pesante, lourde d'un campanilisme obtus, comme dans le chef de certains Binchois. Peu importe : le printemps s'annonce, les gilles se dépoitraillent (façon Serge Poliart) et les oranges volent bas. Alors : tous en fête en attendant le printemps ?

20:42 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |