29/06/2005

Sarkozite prolongée...

Nicolas Sarkozy est un grand ministre de l'Intérieur. Perché sur ses talonnettes de redresseur de tort, il va procéder aux nettoyages qui s'imposent sous l'oeil empressé des caméras. Il va nettoyer les bâtiments, les voyous, les clandestins : il reste à espérer que les habitants des Quatre Mille ne soient pas submergés par cette lame de fond d'intérêt que n'ont pas éprouvé les ministres précédents. Ah les Chevènement, Vaillant, Sarkozy et Villepin ! Euh... j'ai cru voir un Sarkozy dans la liste : ce doit être une erreur ? Il est impossible que le plus grand flic de France n'ait pas fait ce qu'il avait promis à l'époque. Ou alors il n'a pas l'habitude du nettoyage : il est vrai que son parti, avant la rénovation de son nom, se spécialisait plutôt dans le blanchiment des factures. Mais c'était une autre époque : les éternels retours des mêmes politiques datent toujours d'une autre époque...
 
Nicolas Sarkozy est un grand justicier. Haussé sur son courage et ses amitions, il accuse le juge qui a libéré le criminel, menace de sanctions, tempête sur ces organes judicaires irresponsables qui livrent les populations paisibles aux criminels récidivistes. Il est vrai qu'il n'aurait jamais voté la loi qui instaure ces mises en liberté conditionnelle. Ah, on m'apprend qu'il était député à l'époque et qu'il a voté la loi en question : nous croirons donc qu'un ministère boulverse la perspective. Et puis, la séparation des pouvoirs d'un état démocratique est une idée ancienne, périmée. Le droit pénal aussi.
 
Nicolas Sarkozy est un grand politicien. Il aime les médias : lorsqu'il peut y plastronner... Il les accuse d'incursion dans sa vie privée peu de temps après avoir organisé des séances de pose en famille. Il les appelle à la rescousse de ses opérations policières, allant même jusqu'à leur livrer des scoops qui retombent comme des soufflés mal préparés. Comme tant d'autres avant lui, il préfère la communication à l'action politique. Il est un politicien comme les autres, qui joue peut-être un peu mieux mais rien de plus.
 
Nicolas Sarkozy est un convaincu. Tour à tour allié de Balladur et de Pasqua, il n'a cessé de proclamer sa conviction d'être le meilleur d'entre eux. Comme Juppé, peut-être finira-t-il professeur au Canada... Peut-être qu'à force d'adopter des tics populistes, il finira par accéder au poste qu'il convoite : orateur circulaire. On veut être Le Cid : on se retrouve Tartuffe
 
Sarkozy est un grand homme : pour notre époque seulement...  C'est là tout son drame.

22:02 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

28/06/2005

Lâcher d'élèves...

Une année de plus qui se termine. Et une nouvelle promotion d'élèves qui s'en va : comme d'habitude nous en regretterons certains et nous aurons de grosses difficultés à nous rappeler le passage d'autres, perdus dans leur anonymat, leur silence, leur mise en retrait. Cette année-ci, j'avais une grosse rhéto (27 élèves), très conséquente en tout cas dans un établissement en discrimination positive. Quatorze élèves réussissent en première session, dont certains miraculés qui ont sorti leurs ressources en dernière minutes. Quatre sont déjà recalés : conclusion logique d'une année peu suivie, entre négligences continuelles et mollesse persistante. Quant aux neuf autres, nous les attendons en septembre : certains ont connu l'un ou l'autre accident, d'autres connaîtront davantage de difficultés Bref, un résultat final potable.
 
Nous lâchons nos élèves dans la nature : certains se casseront les dents sur leurs études et les quitteront, irrémédiablement déçus. D'autres mettront du temps à trouver ce qui peut marcher. D'autres encore réussiront dès le début et poursuivront leur petit bonhomme de chemin. Nous le saurons au gré de leurs visites, quand un rien de nostalgie les amènera au seuil de notre classe.
 
En fait, nous n'apprenons rien à nos élèves. Toutes ces matières seront bientôt des lettres mortes, comme si nous avions sorti une terre riche de sa jachère sans maîtrise de la moisson. Le peu qu'ils ont appris leur servira les premières semaines et ensuite, une autre vie commencera. En fait, les seules choses qui leur étaient indispensables étaient la volonté et la méthode : la première est de leur ressort, la seconde du nôtre. Et il nous était impossible de leur fixer une approche méthodique sans un support sur lequel s'exercer. Donc, peu importe la matière elle-même ; elle n'est qu'une ébauche, un potentiel à concrétiser ou, éventuellement, à abandonner à jamais. Au fond, nous avons toujours été très clairs avec ce phénomène : le principe, c'est que nos élèves nous dépassent. C'est la seule réaction saine pour un prof, n'en déplaise à la République des clercs, qui ne conçoit que des héritiers soumis à ses ratiocinations.
 
Nous leur avons proposé, ils vont disposer. Leur avenir leur appartient.
 
Bon vent !

08:24 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

27/06/2005

Toilettage d'été

Ubu, tornade fatiguée, se réveille en un ultime sursaut. Il organise ses liens : les blogueurs qu'il aimait bien mais qui ont décidé de disparaître sont toujours là, un peu à l'écart pour respecter leur sommeil. Les autres se mélangent, anciens, historiques et nouveaux dans une confusion bordélique que le Naboléon de l'Intérieur, le Sar-Cosi-Fan-Tût n'apprécierait pas mais le despote le plus célèbre de ce côté-ci de la rue - la concurrence commence sur le trottoir - ne va tout de même pas entrer en compétition avec un minable nettoyeur, dont l'idéal de vie est sans doute de ressembler à Jean Reno dans Nikita.
 
Ubu est fortuit et ne se prémédite pas : il ignore encore de quoi il pourrait bien parler. La politique l'emmerdre un peu, la musique s'écoute, la littérature se lit. Quant à l'enseignement, franchement, il va l'oublier pendant les vacances pour ne penser qu'à ses loisirs et peut-être à réformer ses cours.
 
Ubu est délétère : il disparaîtra et apparaîtra encore, comme un diablotin sur ressort.
 
Et puis, Ubu doit aller vous lire : il a pris tellement de retard, isolé sur son îlot à flanc de falaise, dans un de ces ailleurs qui n'ont de charme que lointains.
 
Ah oui, j'oubliais : Ubu est soluble dans l'eau, volatile à l'air libre et fond dans la main par période caniculaire.   
 
A tout de suite.

21:25 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

14/06/2005

Blackboard jungle

Du rififi à l'Athénée royal Madeleine Jacquemotte ? Serait-ce la chronique d'une mort annoncée ou le beaucoup plus simple aboutissement d'une somme d'incompétences ?
 
Il y a quelques années, cet athénée passe de 500 à 800 élèves : une sorte de miracle scolaire. Mais les élèves sont volatiles dans l'air poussiéreux des classes : ils s'évanouissent très vite parce que leur présence n'est pas indispensable au bon fonctionnement de cette "école-poubelle", que l'on croirait créée pour rameuter les exclus de tous les athénées bruxellois. Il y aura même un projet d'école des "caïds" , qui aura pour principal résultat la fermeture de la section primaire. Plus viable, l'école primaire ? C'est à voir.
 
Elections communautaires : Pierre Hazette cède la place à Marie Arena. Et les choses changent. Le Préfet de l'athénée et son proviseur sont mis en cause pour leur gestion de l'école, mais en respectant si peu les formes que le cabinet ministériel abadonne bientôt toute poursuite disciplinaire : les enseignants mis en cause acceptent un heureuse villégiature, loin d'Ixelles. Plusieurs professeurs, agressés, sont recasés dans d'autres établissements où ils sont parfois mal accueillis. Et une nouvelle équipe, plus fournie, teintée syndicalement et politiquement, monte au créneau : un nouveau Préfet des Etudes, deux proviseurs et treize éducateurs pour 650 élèves environ et 70 membres du corps enseignants. Au fil des procédures d'exclusion, parfois mouvementées, et des abandons d'une population scolaire instable, le comptage révèle 450 élèves au mois de janvier, sans doute 250 survivants en juin. Une vrai réussite. de l'enseignement de la Communauté française...
 
Seulement voilà, la ministre a promis. Beaucoup. Elle avait promis le maintien de l'encadrement en des temps plus agités : les promesses n'engagent que ceux qui les entendent. De plus, une majorité des enseignants de Jacquemotte sont article 20 : ils fonctionnent en dérogation du statut des enseignants parce qu'ils ne disposent pas des titres requis. En résumé, il s'agit d'un type de contrat particulièrement précaire, soumis à toutes les possibilités de désignation, selon la bonne (ou mauvaise ?) volonté du cabinet, puisque le cabinet désigne les enseignants temporaires ou article 20, ou de la direction d'école, puisque celle-ci émet ses demandes en cours d'années et est supposée respecter les statuts. Finalement, ce sont plus d'une vingtaine de ces enseignants, certains sans diplômes, d'autres pourvus du titre d'ingénieur ou de docteur en quelque chose qui ne convient pas, qui se retrouveront livrés à l'arbitraire des désignations en septembre prochain, victimes d'un système organisé dont ils auront peu profité, en fait. Il est étonnant de remarquer qu'en cette circonstance, la pénurie redevient une réalité alors qu'il y a une semaine seulement, elle était devenue obsolète face au défi d'engager 700 enseignants du fondamental... Le miracle des permanences sociales instaurées par le cabinet Arena ?
 
La ministre avait également promis des moyens financiers pour rénover l'école : ils se sont montés à 17.000 euros pour les bâtiments et la bibliothèque. Je ne commettrai pas l'indélicatesse de comparer ces montants et les travaux programmés dans le bâtiment du ministère : il ne s'agit manifestement pas des mêmes budgets. Et puis, Madeleine Jacquemotte est tout de même moins connue que Surlet de Chokier, non ?
 
Il est vraisemblable que Jacquemotte fermera un jour, épuisée par les épisodes d'une aventure tragi-comique : tragique pour les enseignants piégés par des discours, pour les élèves leurrés par une école qui ne parvient plus à harmoniser ses discours engageants  - ah, le contrat pour l'école - et ses réalités crépusculaires ; comique dans les bouffoneries des édiles impliqués dans la disparition probable d'une école, qui miment l'intérêt au gré de discours pompeux vite clos sur leur propre insuffisance.
 
Les cabinets successifs ont créé le système de l'école "poubelle" dont Jacquemotte n'est qu'un exemple. Une question se pose, au moment où l'histoire semble se terminer : quelle sera la prochaine école à s'attirer l'attention des médias et du cabinet dans la rubrique des faits divers ?
 

15:39 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (19) |  Facebook |

08/06/2005

Des transports peu communs

Curitiba est une ville du Brésil. Il y a vingt-cinq ans, il a fallu y concevoir un réseau de transports en commun. Comme les ressources manquaient, on y créa un métro de surface : ce qui prouve que la créativité n'a pas besoin de moyens. Le résultat ? Un indice de satisfaction de 89%. De quoi faire rêver les usagers de la STIB, qui se raconteront de belles histoires en attendant leur bus au gré d'un trottoir sale ou qui renifleront les vapeurs d'urine d'une station de métro crasseuse.  
A propos, si quelqu'un rappelait un jour ce qu'a coûté le métro parce qu'on avait oublié que Bruxelles était construite sur un marais ? Et si quelqu'un se souvenait que nous avons le bureau des objets trouvés le mieux protégé au monde ? Un véritable abri anti-atomique...
J'imagine la tête des survivants lorsqu'ils découvriront des parapluies en pagaille, des malettes et des cours de réflexologie appliquée...
 

22:08 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (21) |  Facebook |

07/06/2005

Intégration

Pour une fois, je vais reprendre un commentaire qui n'a pas franchement suscité l'enthousiasme. Une blogueuse demandait que l'on donne la définition de l'intégration. J'ai proposé celle-ci :
 
 S'intégrer, c'est admettre que d'autres systèmes de pensée puissent non seulement exister mais être aussi valables que ses propres convictions. S'intégrer, c'est accepter le contrat civil pour vivre dans une société ouverte, même si ce contrat inclut de renoncer à certaines de ses croyances. S'intégrer, c'est essayer de se trouver une place ici et maintenant sans céder à la tentation de la nostalgie des origines. S'intégrer, c'est aimer ses racines mais ne pas se laisser étouffer par elles. S'intégrer, c'est ne pas se sentir exclusivement d'une communauté mais plutôt envisager une vie au milieu de tous. S'intégrer, c'est exercer sa lucidité vis-à-vis de ses propres convictions et se montrer prêt à condamner ce qui nous y semble inacceptable sans accuser qui que ce soit d'autre. S'intégrer, c'est refuser de voir le monde en noir et blanc.
 
J'ai reçu une réponse assez alambiquée dont il ressort qu'il s'agit, selon ma correspondante, d'intolérance. Et de me sortir que l'application des règles religieuses rendrait les choses moins dégoûtantes  et que le monde civilisé n'était qu'un monde de débauche et immoral puisqu'on ne s'y poserait pas de question. J'ai donc apporté une autre réponse, signifiant, en résumé que je ne voyais pas la nécessité de discuter plus avant sur la déformation de mes propos.
 
J'ai cette patience encore lorsqu'il s'agit de discuter avec un élève, de le convaincre que l'école peut encore être un outil d'épanouissement personnel, de le persuader que disposer de connaissances et d'un sérieux esprit critique n'est en rien la destruction de ses propres repères mais leur construction sur des fondations résolues et non pas arrêtées. Mes élèves savent que je suis agnostique parce que l'honnêteté le recommande : ils m'écrivent des textes où leurs idées s'offrent à ma correction. Et même si je m'essaie à l'objectivité, il m'est difficile de ne pas discuter, de ne pas remettre en cause leurs arguments d'autorité, puisque je ne reconnais pas nécessairement les mêmes autorités, s'il m'arrive d'en reconnaître parfois. Seul maître à bord, y compris en déclenchant mes foudres, j'exige d'eux qu'ils jouent le jeu de l'analyse, de la compréhension , de l'esprit critique, en leur rappelant que leur opinion n'a de valeur et de se discute que si elle se construit. Je ne leur demande pas de comptes sur leur résultat final : ils peuvent me le communiquer s'ils le désirent. Mais ils doivent se construire parce que le psittacisme est un esclavage, parce que le pouvoir et la manipulation sont des moyens de pression trop répandus, parce que se connaître permet de se garantir une véritable liberté de penser.
 
J'ignore si j'ai vraiment raison, si je ne crée pas une certaine instabilité chez certains de mes élèves, que j'aurais moi-même mal supportée à l'adolescence. Comme d'habitude, je pose plus de questions que je ne donne de réponse. C'est ma manière à moi d'avancer, le rôle que je m'assigne.
 
J'apprécie mon métier.
 

20:23 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

05/06/2005

Pas d'idées au logis !

Bienvenue sur un blog sans idéologie fixe,
dans une maison ouverte à tous les vents,
dans un monde qui bouge dans tous les sens.
 

 

 




19:39 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

Prof en travaux...

Les examens commencent demain : je vais donc éviter certains coins du centre-ville, par crainte d'y croiser certains de mes élèves censés réviser leurs chères notes de cours. Comme chaque année, il y aura les attentes des oraux, les décryptages des écrits, des résultats logiques et d'autres plus surprenants. Comme chaque année, les moments de satisfaction alterneront avec les intenses déceptions. Comme chaque année aussi, il y aura le tas de documents administratifs à la c... qui nous signifieront, à nous les profs, que nous ne devons pas avoir des manières stéréotypées de constater l'échec de nos élèves. Pourtant, à quelques exceptions près, les motifs seront toujours les mêmes : négligence, manque de régularité, étude superficielle, situation d'échec persistant, passage approximatif d'une année à l'autre, aléas du système... 
Mais j'espèrerai toujours qu'ils réussissent avec dignité, pour qu'ils puissent être satisfaits d'eux-mêmes, à l'encontre des préjugés qu'on leur colle sur la peau. Et surtout, que leur réussite leur appartienne : parce que c'est la seule chose qu'on ne pourra jamais leur ôter, quelles que soient les circonstances.

13:54 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

03/06/2005

Blog fumeur

Ci-contre, Rudy Demotte aidé du Comité contre la pollution de l'aéroport de Zaventem intervient avec vigueur et virilité sur le blog Ubucasa pour une éradication des propos fumeux du tenancier du blog susnommé. Après maintes tractations, dont une médiation de Serge Kubla et de l'autre Happart, dont on ne sait jamais si celui qui vous répond est celui auquel on s'était adressé - notons que les deux samaritains ont vite abandonné après avoir appris qu'il n'y avait ni voiture, ni buvette, ni baraque à frites, ni Bernie Ecclestone sur notre blog -,  la rédaction d'Ubucasa a décidé de poursuivre le ministre de ses assiduités et de lui transmettre une missive d'un de nos collaborateurs, Jules Laforgue, délocalisé dans le secteur horeca de l'au-delà.
 

Oui, ce monde est bien plat ; quant à l'autre, sornettes.
Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort,
Et pour tuer le temps, en attendant la mort,
Je fume au nez des dieux de fines cigarettes.

Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes.
Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord
Me plonge en une extase infinie et m'endort
Comme aux parfums mourants de mille cassolettes.

Et j'entre au paradis, fleuri de rêves clairs
Où l'on voit se mêler en valses fantastiques
Des éléphants en rut à des chœurs de moustiques.

Et puis, quand je m'éveille en songeant à mes vers,
Je contemple, le cœur plein d'une douce joie,
Mon cher pouce rôti comme une cuisse d'oie.


17:58 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

02/06/2005

La vie en chansons

Un petit questionnaire en chansons saisi chez la Fée Carambole http://vivalavida.skynetblogs.be/

Donc, quelle est la chanson...  

 

Qui vous rend joyeux : Oop-pap-a-doo de Dizzy Gillespie (pas sûr de l’orthographe !)

Qui vous rappelle un ex-copain/une ex-copine : Le vingt-deux septembre de Brassens

Qui vous fait pleurer : La rivière Bambou de Christiane Stéfanski

Qui vous fait rire : Les parodies de Chanson + bifluorée

Que vous écoutez le plus en ce moment : Le coq et la pendule de Claude Nougaro

Qui vous fait réfléchir sur la vie : Les quat’z’arts de Brassens

Qui vous fait réfléchir sur le monde : Le pluriel de Brassens

Qui vous rappelle celle/celui que vous aimez : Mathilde de Brel

Que vous auriez aimé écrire : Cécile, ma fille de Nougaro

Que vous ne voulez plus jamais entendre : Tu t’laisses aller d’Aznavour (mais je supporte quand même)

Que vous voulez être jouée à vos funérailles : Au départ, j’aurais bien choisi la danse des canards, sinon ce sera Groovin’ high de Gillespie ou New Orleans Function par Louis Armstrong, même si ce ne sont pas des chansons

Que vous voulez être jouée à votre mariage : Autumn leaves mais en jazz, hein, sinon rien !

Qui fait que vos amis pensent à vous quand ils l'entendent : I’ can’t dance de Genesis

Qui vous rend nostalgique aujourd'hui : My man de Billie Holiday

Que vous aimez d'un artiste que vous détestez : Requiem pour un fou par J. Halliday et Lara Fabian (je les déteste tous les deux !)

Que vous admettez aimer honteusement : J’ai encore rêvé d’elle par Il était une fois (pour la chanteuse, qui était si mignonne…)

Qui vous rappelle votre enfance : Le générique de Chapi Chapo

Qui résume votre adolescence : Don’t answer me d’Alan Parsons project

Dont vous aimez les paroles : A chaque son de cloche de Serge Lama

Que vous détestiez et que maintenant vous aimez : Orly de Brel

Avec laquelle vous aimez vous réveiller : Moi je fais la vaisselle de Chanson + bifluorée

Qui vous fait penser à quelqu'un qui est mort : Tu t’laisses aller d’Aznavour

Qui vous rappelle la nuit : Night in Tunisia par Dizzy Gillespie

Qui vous fait penser aux vacances : Girl from Ipanema par Stan Getz

Qui vous fait penser à votre solitude : Tears in heaven d’Eric Clapton

Qui vous fait penser à ce que vous vivez en ce moment : Paris mai de Nougaro

Qui n'est pas votre type de musique mais que vous aimez pourtant : Always on my mind par les Pet Shop Boys

Qui vous rappelle votre meilleur ami : Mon vieux de Daniel Guichard (il saura pourquoi !)

Qui vous rappelle un membre de votre famille : Sint James Infirmary par Louis Armstrong

Que vous pouvez chanter entièrement : Les copains d’abord de Brassens (quand j’ai le recueil de textes sous les yeux) ou le générique de Chapi Chapo

Qui vous rappelle une soirée excellente : New York New York de Sinatra

Qui vient de sortir mais que vous aimez déjà : Les notes bleues de Nougaro

 

 Relais pour qui veut mais j'aimerais bien que Fun, Imagine, Duke, Paul, Serge, Armand, Kusquo, Hl, Tony  et les autres reprennent le flambeau !



20:51 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

01/06/2005

En différé du Montana...

 "Les choses ne sont plus ce qu'elles étaient,
pire encore, elles ne l'ont jamais été." 
James Crumley

00:53 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

All that jazz

Quelques citations sur le jazz, trouvées au hasard du grand réseau, à qui il arrive de swinguer et de boper en rythme sur des petites notes bleues.  Et un hommage à Duke, le tenancier du meilleur blog jazz de ce côté-ci de l'Atlantique. Euh, pour l'autre côté, je ne pourrais l'affirmer : mon anglais n'a jamais été que ce qu'il est !

http://jazzfan.skynetblogs.be/

  •  "Contrairement à ce qu'on croit généralement, un artiste n'est jamais en avance sur son temps, mais la plupart des gens sont en retard sur le leur." Edgar Varese
  • "Savez-vous comment gagner un million avec le jazz ? Commencez avec trois millions." Anonyme
  •  "Il jouait comme un serpent à sonnette sur une plaque chauffée à blanc." Hale Smith (à propos d'Eric Dolphy)
  • "Tout le monde peut rendre compliquées les choses simples. La créativité, c'est rendre simples les choses compliquées." Charles Mingus
  •  "Je n'aime pas entendre quelqu'un descendre le dixieland. Ceux qui disent qu'il n'y a que le bop sont stupides ; cela montre à quels point ils sont ignorants." Miles Davis
  • "Il est honteux qu'actuellement le jazz soit transformé en fruit sec. On le quantifie, on le coupe en tranches et on le définit. Ca devient un idiome. Pour moi, s'il doit être quelque chose, le jazz est un verbe, c'est plus un processus qu'une chose." Pat Metheny
  •  "Je pense avoir toujours voulu sonner comme un Martini sec." Paul Desmond
  • "Si vous devez demander ce que c'est, vous ne le saurez jamais." Louis Armstrong (à propos du jazz)
  • "La vie, c'est vraiment comme le jazz. C'est mieux quand on improvise." George Gershwin
  • "Si tu ne le vis pas, ça ne sortira pas de ton instrument." Charlie Parker 
  •  "It don't mean a thing if it ain't got that swing " Duke Ellington

00:43 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |