30/10/2005

Silly, isn't it ?

Le regard clair, la marche en avant, il s'avance. Ses pas le guident sur des pavés incertains : le monde tourne et lui préfère ses ellipses à ces éclipses connes comme la lune. Il toussote : les effluves sont moites et sales. Quelques slaloms entre deux voitures empressées : les freins grincent, les chauffeurs grimacent mais réfléchissent à la qualité de l'impact que son corps, pas vraiment rachitique, offrirait à leur carrosserie chérie.
Il aimerait se transformer en Godzilla : jouer au frisbee avec les jolies tutures à leur maîmaître, envoyer paître le sinistre crétin qui, sevré trop tôt de son hochet ou de sa boîte à musique, klaxonne comme un rossignol anémique qui vient, le con, de se prendre une branche traîtresse tandis que le soleil, salaud, l'éblouissait de ses couleurs chatoyantes de calendrier des postes. Il aimerait hurler un vibrant "Haut les mains" au pochetron qui confond avec son urinoir préféré la boîte aux lettres de la petite vieille, qui attend l'improbable carte postale de vacances de ses petits enfants près d'un téléphone qui ne sonne jamais. Il adorerait balancer sa bouteille de flotte à la tête de la dame maquillée comme un tacot volé, parfumée comme des toilettes publiques et permanentée comme... non, même le plus idiot des moutons n'en voudrait pas. Il aimerait lancer le pas de l'oie en passant près d'un poulet aux souvenirs incertains et aux idées brumeuses. Il aimerait piquer la malette, l'attaché en case, pour se payer un coup de luge sur l'escalier qui voltige avec lourdeur vers un peu plus bas, loin de son acropole. Il aimerait utiliser un pétard en suppositoire pour un quelconque coincé du cul, rien que pour voir si le feu prend. Il aimerait nouer par la cravate ce groupe de cadres, juste pour qu'ils soient contraints de se recycler vraiment en cercle fermé.
 
Et puis, un jupon qui passe, un rire qui coule de source, un bruissement de plaisir, un paradoxe de hasard qui le regarde avec perplexité : il sifflote et reprend sa marche, s'amusant au spectacle de la rue. 

23:58 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

28/10/2005

Cure de jouvence...

Fallait pas m'énerver !
 
Lorsque j'entends Guy Vehoofstadt, et les membres du gouvernement, nommer contrat intergénérationnel" leur escroquerie au temps de travail et dire que "ce n'est pas la rue qui gouverne", cela commence à m'agacer. Lorsque notre ministre de l'intérieur remet en cause les actions des grévistes en montant en épingle les exactions de quelques hurluberlus, la moutarde commence à monter. Quand j'entends un sénateur VLD remettre en cause le droit de grève, là j'explose mais je comprends le message  : on va s'expliquer à distance...
 
Si on veut revenir au début du siècle, je vais me gêner pour faire mon petit voyage dans le temps, pour rappeler que les promesses électorales sont faites pour être crues par ceux qui les écoutent et cuites dès que les finances gérées en dépit du bon sens, les doléances des entreprises ou un furoncle mal placé (n'y voyez aucune attaque personnelle : d'ailleurs, vous n'aviez qu'à mieux le placer, en fait !) les font passer à la trappe.
 
Je me rappelle les grèves de l'enseignement en 1995-1996 : la première manifestation eut lieu le 27 septembre, la dernière le premier juin. On y évoquait la paresse des enseignants, leur fraude au congé de maladie, les nécessités d'une "bonne gestion" de la Communauté française pour justifier les mesures douloureuses. On sentait la souffrance... Peut-être que si l'un de ces charmants sinistres en chef, suppléant ou mandaté, avait simplement dit : "On a négocié comme des manches et on doit sauver ce qui reste à sauver", j'aurais pu admettre. Mais le pékin de base a eu droit à des épisodes glorieux : charge violente à Liège contre les étudiants;  tour de passe passe budgétaire de Van Cau qui, ministre du budget de la région wallone, découvrit opportunément un milliard de francs oubliés à verser au ministre du budget de la Communauté française, donc lui-même, milliard qui avait déjà été depensé de manière prévisionnelle (il a décidément des problèmes avec notre argent, cet homme-là) ; vente des bâtiments (donc du patrimoine) de l'école publique pour assurer le refinancement ; suppression de 3000 postes par fusions, ferrmetures d'école...  Et la Communauté française a survécu, provisoirement, mais pas vraiment en bon état : classes surchargées, mesurettes inefficaces, spirale des échecs. Félicitations, le malade prendra sa retraite avant ses 58 ans, vraisemblablement.
 
Les politiciens de l'époque, beaucoup sont encore en fonction, si j'ose dire, aujourd'hui, nous avaient déjà dit qu'il n'y avait pas d'autre solution : se souviennent-ils des ravages de leurs actions ? Verhoofstadt avait promis 200.000 emplois nouveaux : comptre-t-il y intégrer des emplois "grabataires" avec défiscalisation ou allègement des charges sociales en cas d'arthrite du genou ? Des mesures contre les piquets de grève ? Et pourquoi pas une loi contre les politiciens qui abusent de promesses qu'ils ne tiendront pas ? Contre les entreprises qui ne respectent pas le code du travail ? Contre les fraudeurs ordinaires qui "évadent" leur précieux pognon sous d'autres cieux sans hésiter à utiliser les infrastructures qu'ils ne paient par conséquent pas tout en faisant la morale à ces méchants travailleurs "qui font rien qu'à les embêter, M'sieur l'agent, à ces vilains chômeurs qui ne travaillent pas, à ces horribles syndicalistes qui doivent être responsables même des peturbations de la météo" ?  Tiens, vous avez remarqué, le mois d'octobre ne passera pas l'automne : ce doit être ma faute...
 
Le travail est un droit, la grève est un droit, la dignité est un droit : on devrait en parler aux virés de Clabecq, Renault, Splintex et à tous les autres...
La liberté de travailler ? Certains chômeurs ne demandent que cela, ceux à qui on proposera des emplois "convenables "  - dois-je supposer l'existence d'emplois peu convenables ? - correspondant autant que possible à leur qualification.
Le droit de grève ? Si certains abusent de l'intimidation, la loi règle déjà leur cas : envisagerait-on d'appliquer la loi aussi contre l'entrepreneur qui la viole, le fraudeur "poète", le parvenu cheval de retour ? La dignité ? Ce serait que le travail, service fourni à la collectivité ou à la richesse collective, soit reconnu ès qualités et plus considéré comme une denrée périssable.
 
Bref, Ubu a la rougeole. Gaffe ; c'est contagieux ! Elle monte tous les dix ans mais elle peut durer longtemps. Cette fois-ci, je marche, je cours, je vole et nous venge.
 

06:23 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (32) |  Facebook |

22/10/2005

Salut l'artiste.

Sounds of silence...

23:26 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Merdre à la pub !

J'envisage sérieusement de me délocaliser vers un serveur de blogs qui n'affichent pas ses publicités vulgaires d'une manière aussi monstrueuse que Skynet. Après les divers problèmes connus cet été, nous voilà face à un affichage aussi peu élégant que le mobilier urbain de Decaux.
 
Je me suis toujours demandé ce qui faisait la différence entre un serveur de blogs et un autre : nombreux sont ceux qui maintiennent la pub à un niveau raisonnable, selon une discrétion de bon aloi, quand ils ne la suppriment pas carrément. Si cette bannière grotesque persiste, je pense que ce blog va démanger dès le mois de novembre, sous d'autres cieux plus hospitaliers et davantage soucieux du respect de ses usagers que de ses comptes d'apothicaire. A moins que Skynet ramène cette bannière à des proportions beaucoup plus raisonnables et ne fiche plus en l'air la présentation de cette page et son chargement par ses campagnes importunes...
 
En attendant, un petit coup de molette vers le bas et un boycott des sites affichés s'imposent pour rester un internaute indépendant...

09:21 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (25) |  Facebook |

19/10/2005

O temps en emporte le vent...

Je n'ai même pas le temps de voir le temps passer.

21:08 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Le char de l'état navigue sur un volcan

Le capitaine Ubu reprend la barre.
 
Beaucoup d'agitation ces derniers jours, en plus d'un coup de fatigue. Il faut dire que l'actualité progresse plus vite que ce que mon pauvre cerveau peut enregistrer : je ne fonctionne que par éclairs, on ne me propose que des rediffusions.
 
Le gouvernement campe sur ses positions, avec la satisfaction du travail bien fait - puisque les ministres nous le disent - et l'orgueil d'avoir agi par nécessité... Autrement dit, le cochon de travailleur est un paresseux tandis que le gentil fraudeur, qui planque ses billes au Luxembourg, est un poète qui s'ignore et à qui on propose de se libérer de ses états d'âme par une déclaration eunuque, faute d'avoir été unique...  Et puis il faut bien lutter contre le chômage des jeunes "pensionnés". Relancer la productivité avec des métallos de 59 ans, au moins, il fallait y penser ! Il est vrai que les fesses des ronds-de-cuir s'éliment moins vite, à moins que des frais de bouche indigestes, les gabegies financières des grands prix inutiles ou les diverses aides aux entreprises  - les pauvres, on les ignorait à ce point sinistrées - ne justifient tous ces soucis...  On a le métier pénible qu'on peut : on voit ainsi des politiciens de premier plan - c'est en tout cas ce qu'on leur fait croire - qui guignent les rares postes de gouverneur de province, instance qu'une fédéralisation hâtive nous avait presque fait oublier.
 
Autrement dit, cher trimeur, si tu travailles au quotidien, c'est ta faute : tu n'as rien compris à notre "nouveau" monde qui prend des parfums aigres de dix-neuvième siècle en se gargarisant des servitudes du progrès. Les partis politiques camouflent leur incompétence et leur goût de la prévarication  sous les oripeaux grisés de leur engagement : ils nous préparent un avenir. Au même moment, lors de la journée de la pauvreté, des chiffres sortent : un Belge sur sept vit avec moins de 750 euros mensuels, à la limite de la pauvreté. En gros, le parachute d'un patron de grosse société lui permettrait de s'offrir combien de ces pauvres soldés ? Cent ? Mille ? Et le chômage structurel - nos politiciens et nos entrepreneurs seraient-ils des incapables ? Un doute m'étreint -  les pousse, ces fâcheux pauvres,  à accepter des emplois acceptables (tiens, et les inacceptables ?) dans des conditions parfois inacceptables. Notre système social est donc sauvé : le pauvre se paupérise, le gros boursier plane et éternue, la Belgique s'enrhume.
 
Il faut assister, perfuser l'économie : la dignité de l'entrepreneur est à ce prix. Le pauvre est un rêveur : il ne calcule même pas le prix de ses folles exigences, il ne réalise pas l'essentiel. La classe moyenne est rapace : elle vivote dans un flou peu artistique, au quotidien, s'endette et bascule parfois. Ce sont les deux groupes sociaux qui s'opposent à la prospérité économique, voyons...Tandis que le gros actionnaire ou le gentil patron nous sauve au prix de ses impérissables royalties, que de mauvais esprits nommeraient peut-être racket : le retour des rentiers...
 
Le politicien moyen nous sortira sans doute que ce n'est pas la rue qui décide : avant d'édulcorer son discours par d'insupportables sucreries dans quelques mois, du côté de nos sempiternelles élections où, promis-juré-craché, de nouveaux projets de société, des plans de sauvetage affriolants, des projets de formation exhaleront leurs parfums rances à nouveau. Et les experts, des trémolos dans la voix, de nous rappeler notre bonheur de ne pas être refoulé dans le désert...
 
Le capitaine Ubu reprend la barre mais il hésite encore entre la Lusitania, le Titanic et l'Erika : peut-être se contentera-t-il d'une péniche au fil de l'eau.
 
 

08:38 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

12/10/2005

Les apparitions, la disparition.

Ubu a été victime
d'une charmante apparition,
du temps qui passe,
en chair et en hausse.
 
Il reviendra donc vendredi.
 

22:37 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

09/10/2005

La lecture : premier chapitre.

Petite occasion de revenir sur un sujet qui me tient à coeur suite à un post et à des commentaires intéressants sur le blog d'Armand. Le sujet en était l'illettrisme et ses fléaux, j'aborderai pour ma part l'angle du lecteur scolaire, puisque l'enseignement obligatoire aurait dû éviter depuis vingt ans au moins l'illettrisme et l'analphabétisme. En essayant d'imaginer que les choses se passent bien...
 
La lecture est-elle un plaisir ?
L'enfant doit apprendre à lire : jusque là tout se passe bien. Et puis, comme les difficultés se présentent, les enjeux changent... Comment doit-il apprendre à lire ? Ou, bien mieux, dans quel but lit-il ? Et de constater que les enjeux se diversifient méchamment...
 
L'enfant peut lire pour son plaisir ou doit lire pour s'informer : ce sont les deux grandes orientations des programmes et des pratiques de cours... Jusque là, pas de problème : du simple bon sens. Et non, pas vraiment : comment parvenez-vous à évaluer un plaisir, ce que le système scolaire impose, puisqu'il faut rendre des comptes sur l'utilité d'une initiative (pour le prof) ou sur la réalité d'une tâche scolaire (pour l'élève). Ce qui donne de très jolis travaux un peu vides : les fameuses fiches de lecture, censées structurer des "plaisirs". J'essaie moi-même de m'en débarrasser : si ce sont des activités qui structurent une lecture, à condition qu'elles ne soient pas plagiées sur jepompe.com, elles ne correspondent bien qu'à une pratique scolaire de la lecture. Bref, l'élève paie un tribut comme si sa lecture ne se suffisait pas à elle-même et le prof s'informe de la capacité de l'élève à réaliser une fiche, pas vraiment une lecture...
 
En fait, l'école exige toujours un échange là où la réalité du lecteur l'amène à s'approprier un livre sans céder au besoin ou à la nécessité d'en parler... Lire est un acte intime puisque le plaisir est une sensation qui n'est pas toujours explicable . Ce que nous considérerions comme indécent suite à une nuit d'amour agitée ou peu digeste après un excellent repas, nous le demandons après les étreintes plus ou moins passionnées d'un gosse qui devrait s'être plongé dans des pages de papier, en avoir extrait du sens et communiquer sa lecture, le roman, ses impressions, la mécanique de construction et, éventuellement, un raton laveur s'il passait par là.
 
Le plaisir doit être utile, nous serine le message institutionnel de l'école. Et la lecture qui ne devrait être qu'un loisir devient vite une procédure à toujours remettre en oeuvre, puisqu'il faut toujours apprendre et qu'il faudrait montrer du plaisir à avoir appris. C'est souvent oublier que ce sont des individus qui lisent, pas des classes : le rappeler serait évoquer l'échec de l'école démocratique, qui intègre les masses dans ses somptueuses statistiques en négligeant l'épanouissement personnel. Il est d'ailleurs facile de constater que l'école préfère aborder les cadres de la lecture, en termes de culture ("Il faut avoir lu tel livre") ou de procédure ("Il faut lire comme ceci"), afin de s'assurer à peu de frais l'accomplissement d'une mission sociale.
 
Avec la lecture-plaisir, l'école dévoile ses limites pédagogiques : les parents ou des bibliothécaires zélés, voire de simples particuliers peuvent parfois y remédier, en modifiant et, parfois, en contrant l'orientation utilitariste et contraignante des lectures dans le milieu scolaire. A condition qu'eux aussi ne perçoivent pas le plaisir comme du temps perdu si le lecteur ne produit pas un bilan satisfaisant...
 

A suivre...

09:37 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook |

08/10/2005

Le parfum de la dame en bleu foncé.

Le jardin n'a rien perdu de son mystère,
 ni le presbytère de son charme.
 
Et Sainte Clotilde de rêver...
 
 

07:54 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Je ne marche pas !

Ce blog aurait pu connaître une foule de posts somptueux hier si, convaincu de la marche en avant du progrès et cédant aux mots d'ordre divers qui s'agitaient confusément, comme on demande au petit chien de ramener la baballe, Ubu avait pu décider de se déclarer gréviste. Il ne le fut pas, Ubu prit ses pieds à bras-le-corps, ce qui n'est pas une position très pratique, on en conviendra, et marcha...vers son école.
 
Ubu fut gréviste jusqu'au bout en 1996 : on supprima 3000 postes de profs, qui font toujours défaut aujourd'hui, et on le força à rentrer après un dernier baroud d'honneur le premier juin. A l'époque, La FGTB rouspéta contre ces enseignants qui abusaient.
 
Il y a un an, la FGTB signait le projet de contrat stratégique pour l'école ; ce dernier aboutit à des mesurettes, voire à des suppressions d'heures de cours par impossibilité (incompétence du Ministère ?) de trouver quelqu'un pour les donner. On en est même au-delà des 1/4 de postes ici ou là, qui devraient remplir de gratitude le pauvre chômeur menacé de radiation.
 
Il y a quelques jours, la FGTB, établissant ainsi son incapacité à gérer une négociation et sans doute désireuse de compter ses troupes, lançait son mot d'ordre. Je n'en fus avisé, comme délégué syndical, que jeudi soir : les informations éparses dont je disposais m'avaient déjà convaincu de pas me déclarer en grève, même si je peux souscrire à certaines revendications des négociations ; par contre, je constate que mon syndicat particulier n'a pas jugé utile de me mettre en position, comme délégué, d'informer mes affiliés des réalités de ce mot d'ordre. Sans doute préfère-t-elle les gargarismes d'appareil à la réalité du terrain. Déjà que je manquais de ressources pour défendre au quotidien les collègues victimes des conneries administratives de la Communauté française, très en forme cette année. La FGTB est heureuse : le gouvernement s'en fout...
 
J'ai donc travaillé hier, parce que j'estime que l'effet de mon boulot, même un jour, pouvait être plus important que cette agitation assez gratuite (un vendredi, d'ailleurs ?) qui camoufle les dérives de l'appareil syndical quand il s'emmêle les pinceaux. Je ne comprends pas que l'on aie recours à la grève dès le début de négociations, même si l'on estime qu'il y a un danger. Peut-être parce que les pauvres épreuves de force cachent mal l'ineptie de la hiérarchie syndicale. Quand celle-ci aura retrouvé sa dignité, je me mettrai sans doute en mouvement : je devrais plutôt dire "si"....
 
La FGTB se veut un syndicat politique,  moi non plus : je suis juste un syndicaliste. Pour combien de temps encore ?

06:17 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

06/10/2005

Confession d'un barjo...

J'ai horreur des journées de cinglé : je suis monotâche, moi.
La pieuvre par neuf.

05:40 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

04/10/2005

Tailleur de pierre ?

Faute d'avoir trouvé des illustrations du noble métier de tailleur de pierre, Ubu se voit obligé d'illustrer son blog protéiforme d'une photo de tailleur qui ne le laisse pas de bois.
 
Les traditions se perdent, nondidjiu !
 
Je me demande si le printemps passera l'automne.

06:20 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

Et maintenant...

Un grand pas en avant.  

06:16 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Géométrie politique...

Une petite illustration du paysage politique belge, à l'approche des élections, puisqu'il semble que tous les partis soient toujours en campagne électorale.
 
Les points incarnent l'application du "Principe de Peter" : "Tout employé tend à atteindre son seuil d'incompétence".
 
Le vide contient tous les effets d'annonce, des majorités comme des oppositions : il aurait dû être constitué d'actions politiques.
 
Les arcs de cercle représentent les transfuges et les schizophrénies déclaratives qui clignotent à la vitesse d'un phare à la dérive : la réalité d'une situation n'est-elle pas perçue de manière contradictoire selon que l'on occupe les bancs de la majorité ou les strapontins de l'opposition ?
 
Les intersections doivent représenter certaines intentions de votes.
 
Il nous manque une vue en trois dimensions : pour donner un peu d'épaisseur à l'actualité.

06:16 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

02/10/2005

Inspiré d'un débat radiophonique...

Hier, j'ai écouté un débat sur la Première : l'émission "Quand les jeunes s'en mêlent", souvent plate pourtant, avait choisi d'aborder l'homosexualité et le problème de l'homoparentalité. Les "Ce n'est pas naturel",  "D'ailleurs Adam et Eve étaient un homme et une femme" sont venus en renfort d'un "ça" plus ordinaire, plus pénible encore à mon avis, pour désigner le phénomène, je n'ose écrire le monstre de foire dont il était question. Je salue d'ailleurs l'heureux travail du journaliste qui revenait à chaque fois sur ce "ça" d'apparence anodine mais révélateur.
 
Je ne suis pas homosexuel et je ne le regrette pas. Pourtant, je ne dois pas être le seul hétéro à trouver insupportables ces arguments que l'on nous ressasse pour nous présenter l'homosexualité comme une tare, un défaut, voire comme un comportement criminel. Le délit de sodomie est toujours puni de prison dans plusieurs états américains, de mort dans les états qui veillent à réprimer ce qu'ils nomment "déviance" dans leurs fichues lois où deux adultes consentants sont criminalisés au même titre qu'un violeur, parfois plus.
 
Lorsqu'on évoque les homosexuels sous forme de "ça", je me rappelle l'histoire des étoiles roses, poursuivies par un régime qui haïssait tout au nom de la pureté de la race : des étoiles parties en fumée, elles aussi. Lorsque l'on me dit que les homosexuels mettraient en péril l'éducation d'un enfant, je pense en moi-même que l'hétérosexualité n'est pas une garantie de saine éducation et que l'amour est pas une affaire de couple mais de parents. Et qu'un enfant n'a pas a juger les habitudes sexuelles de ses parents, me semble-t-il.
 
En fait, il est plus facile, y compris pour moi pendant longtemps, de concevoir la différence comme une altérité au lieu de l'envisager comme un point de vue. Au fond, la seule maladie dont peut souffrir un couple homo, ou l'enfant de parents homos, ne réside-t-il pas dans notre regard de mépris ordinaire, masqué sous la pitié ou sous la haine, qui leur refuse à tous le droit de vivre une vie normale, dans nos catégories qui nous assurent un confort artificiel ?
 
Quelle assurance, si parfaite, nous permet de nous arroger le droit de juger ce que nous ne sommes pas comme une mauvaise voie ? Notre peur d'avoir honte de ce que nous sommes, sans doute.

19:50 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

Les deux hommes

 Ils voulaient devenir parents, les deux hommes
Et ils se sont battus longtemps
Pour avoir tout simplement, les deux hommes
Les deux têtus, les deux amants
Une famille...alors ils ont
Adopté un joli poupon

Ils sont enfin devenus papas, les deux hommes
Et comme tous les papas sérieux
Ils se sont creusé malgé eux, les deux hommes
Des cernes mauves sous les yeux
A chercher la meilleure façon
de s'occuper d'leur nourrisson

Il n'aura pas eu de maman, le petit môme
N'aura tété que des biberons
N'aura pas connu ces seins blancs que l'on donne
A tant d'autres petits garçons
Dans ces maisons ou ça s'querelle

Ils'y arrivaient pas trop mal, les deux hommes
Les deux amoureux, les deux mâles
Même s'il était clair dans la tête des deux pères
Qu'ils ne pouvaient pas se permettre
Les mêmes faiblesses que l'on pardonne
A tous les parents de la Terre

Il aura grandi calmement, le garçon
Jusqu'a cinq ans, jusqu'a l'école
Où bien sûr quelques garnements se moqueront
En le traitant de fils de folle
Et il en gardera des séquelles
Il reniera ses parternels

Ils étaient de braves parents, les deux hommes
Mais l'monde étant c'qu'il est devenu
L'amour, ben c'est pas différent pour deux hommes
Souvent l'amour, ca en peut plus
Et ce fut l'cas d'cet amour-là
Les deux hommes ont baissé les bras

Un tel échec fait toujours mal, on n'veut pas
Se r'trouver monoparental
Mais quand tu t'fais appeler pédale et papa
Là t'es un homoparental
Pour les langues sales et les jugements
Les "on l'savait qu'ça foutrait l'camp"

Ils feront tout pour consoler leur enfant
Leur adolescent partagé
Qui tentera bien de n'pas rêver d'sa maman
De sa peau tendre et satinée
Et d'son épaule comme une gouttière
Pour y déverser ses rivières

Ils seront toujours les parents, les deux hommes
De l'homme que leur fils deviendra
Et même s'ils n'entreront jamais dans les normes
S'ils auront été maladroits
Ils n'auront pas perdu le droit
D'être des hommes dignes et droits

Ils seront toujours des papas, les deux vieux
Et leur garcon s'en souviendra
Quand a son tour il embuera ses beaux yeux
En tenant un poupon dans ses bras
Et c'est à temps qu'il comprendra
Un petit peu mieux les deux hommes
Et c'est à temps qu'il reviendra
Avant que ses papas s'endorment.



Paroles et musique de Lynda Lemay
Chanson extraite du Cd "Les lettres rouges"






19:25 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

A priori, je préfère les blondes...

mais je préserve toujours la possibilité d'une exception.

19:18 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

01/10/2005

Les disparus de Saint-Agil aussi ?

Le syndicat des commissaires et hauts fonctionnaires de la police nationale (SCHFPN) vient de publier un document pour assurer "la sécurité du quotidien". Pour ce faire, ces têtes pensantes, déjà écoutées par Sarkozy, le spécialiste du Karcher urbain, et Perben, le buggueur de lois, proposent de se lancer dans "la prévention précoce des enfants à risques", puisque, déplorent-elles, "aucune action n'a été expérimentée à ce jour auprès des enfants qui présentent un comportement prédicteur de délinquance dès la crèche, la maternelle ou l'école primaire".
 
Voilà enfin de la prévention bien menée. Rêvons un peu : on aurait suivi (ou précédé ?) le petit Nicolas Sarkozy parce qu'il se prenait pour Naboléon, le petit Guy Spitaels parce qu'il jouait avec des hélicoptères et le petit Daniel Ducarme parce qu'il refusait de partager son biberon. Les pandores auraient pu trouver les explosifs que les bébés allochtones planquent tous dans leurs couches  ou empêcher les tout-petits Corses de couler les bateaux des bébés français.
 
On avait failli oublier ce pan de la délinquance juvénile : le pays de la liberté (d'entreprendre), de la liberté (conditionnelle et surveillée) et de la liberté (de se présenter aux présidentielles de 2007 ou de ne pas siffler la Marseillaise, selon ses goûts)  nous le rappelle.
 
Tout scepticisme, juste digne de chichecapons professionnels,  sera assimilé à de la propagande terroriste. Non mais...
 

Sources 
 Le Canard enchaîné du mercredi 28 septembre 2005

23:10 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Swing and smile

Chanteuse à écouter,
à trépigner,
à se trémousser,
à s'agiter,
à décoller de sa chaise,
à s'en plier les orteils,
à se coincer les doigts,
à siffloter à tue-tête.

22:46 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Jazz du monde entier : Jazziza.

Chanteuse à écouter et à regarder.
Trouvée par hasard.

22:00 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Musique et chant.

Chanteuse à avoir écouté.
Au passé malheureusement.

21:57 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La musique et le contrechant...

Chanteuse à regarder .
N'oubliez pas de couper le son.

21:54 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |