31/12/2005

Meilleurs voeux.

Le capitaine Ubu
souhaite à tous ses passagers
un joyeux réveillon
et une bonne année 2006.
 
N'oubliez pas de déserrer
vos ceintures
après le décollage.

16:05 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

29/12/2005

Un petit jeu ?

Après de longues absences, un retour tout en douceur avec une charmante jeune femme.... Evitez simplement de vous faire présenter à son tonton : soit votre fortune est faite, puisque les hommes des casernes le poursuivent dans des cavernes; soit vous y perdrez la tête car ce mélanome barbu n'appréciait pas qu'on le charriât...
 

Alors, qui est-ce ?

14:58 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook |

23/12/2005

Wild wild West...

Autre sortie récente, L'ouest solitaire de Martin Mc Donagh au Zut (zone urbaine théâtre, rue Ransfort). J'avais déjà eu l'occasion d'apprécier deux spectacles dans ce théâtre tout récent. J'ai donc voulu vérifier si la deuxième saison tenait ses pormesses...
 
Et en effet, dans une farce cruelle où l'humour noir irradie, quatre acteurs s'amusent. Un prêtre alcoolique, dépassé par les événements ; une charmante jeune fille, vendeuse d'alcool trafiqué ; et surtout deux frères aussi bêtes et méchants que Joe et Averell Dalton, qui ne cessent de s'engueuler ou se battre pour la moindre broutille... Jusqu'au moment où le curé choisit de parier son âme sur leur réconciliation...
 
Dans la première partie, le personnage du prêtre explose littéralement de drôlerie, pauvre chien battu dépassé par les batailles hargneuses des deux frangins et par les habitudes contestables de ses paroissiens... Dans la deuxième partie, les deux frères se retrouvent dans un hilarant face-à-face où ils s'avouent leurs mauvais coups, toujours plus dégoûtants et drôlatiques...
 
Bref, si vous voulez passer un bon moment dans une atmosphère de café-théâtre, pas toujours subtile mais franchement réjouissante, dites "Zut" !
 

15:18 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook |

La ville de poche...

Les Contes érotico-urbains s'affichent au théâtre de Poche : j'avais dit, il y a quelque temps, tout le mal que je pensais des mises en scène démagos que ce théâtre propose si souvent, confit dans ses missions didactiques comme un marron dans le cul d'une dinde (comparaison de saison : merci Desproges ;)) Mais quelque chose de l'ancien Poche est peut-être revenu dans ce spectacle.
 
Les deux premiers contes sont très amusants. Le formateur d'un plan de régulation des habitudes sexuelles met en avant les conséquences inattendues des comportements "déviants" du simple quidam et rappelle, dans une pochade plutôt drôle, que Big Brother  n'est pas qu'une émission de télé-réalité. Le deuxième conte effleure les pentes de l'orgasme et met en avant une Ingrid Heiderscheidt très surexcitée parce que, justement, l'excitation a fini par venir grâce aux magasins du style "Eva luna", et qu'une femme peut atteindre l'orgasme, pour peu "qu'on l'attaque aux instruments... Ubu rappelle d'ailleurs à ses charmantes lectrices qu'il dispose de deux mains particulièrement secourables, toutes disposées à les assister lors de leurs essayages de lingerie dans la boutique susnommée...
 
Ensuite vient le moment faible : le conte d'Isabelle Wéry se voulait ambitieux. Il échoue dans la prétention du monologue décousu, qui enfile des clichés (et des poules, à l'occasion), s'effondre dans des personnages caricaturaux qui se perdent en cours de route, et retombe enfin dans une interpétation peu crédible et rarement subtile d'une souffrance amoureuse qui ne semble faite que d'instants gratuits. Le contraste est d'autant plus puissant avec le dernier conte, écrit par Thomas Gunzig, mis en scène par Sam Touzani et magistralement interprété par Riton Liebman. Ce dernier y campe un personnage terne, esquissé en quatre phrases, qui raconte son expérience malsaine et, au fond, très banale du Net, un personnage normal qui plonge dans la folie insidieuse du voyeurisme le plus malsain.... Sans doute est-ce ce dernier conte qui relève l'ensemble, rappelant que le Poche est encore capable de renouer avec la gifle lorsqu'un auteur, un metteur en scène et un acteur font le pari audacieux de nous parler sans complaisance.
 

15:09 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

13/12/2005

Pas de boogie-woogie ?

Nouveauté sur le marché des fariboles, le dessein intelligent prétend tout expliquer. Lumbago, arthrite du genou, cervicales fragiles : le dessein est intelligent. Et Darwin de se retrouver en hypothèse au ciel de ce nouveau paradis promis par des voix plurielles qui dissèquent le sexe des anges. La Libre (voir plus bas) de ces jours-ci publie quelques articles sur les assauts des obscurantistes religieux qui prétendent nous éclairer de leurs bûchers autodafesques pour nous ouvrir à la rédemption. On croyait avoir ridiculisé les interprétations littéralistes de la genèse ou les billevesées des sourates prédictives : raté, le dessein se fait intelligent, nous prétend une divine conjuration des imbéciles...
 
Certes, l'évolutionnisme darwinien a eu des ratés : certaines interprétations de ce modèles s'avérèrent hasardeuses, certaines observations peu crédibles et certaines dérives hygiénistes qui s'en inspirèrent donnèrent lieu à des massacres, quand on prétendit soigner la sélection aux petits oignons pour masquer des pans d'humanité dont on ne voulait pas. Certes, l'idéologie du "Struggle for life" s'en inspira sans jamais réfléchir aux données de la psychologie comportementale qui rappelait l'inadaptation profonde de l'homme à son milieu, largement compensée par un talent d'inventivité et des pouces opposables, qui transformèrent son handicap en précieux atout. Certes, la vérité de Darwin est scientifique et, par conséquent, sujet d'étude, de vérification, d'évaluation par le monde scientifique.
 
Mais les bondieuseries dont tentent de nous abreuver les créationnistes de cette nouvelle tendance ne peuvent convaincre : elles se gobent ou pas. Et là, j'ai le gosier étroit, ne leur en déplaise. La biologie ne s'enseigne pas comme une croyance puisque, perçue de la sorte, elle deviendrait impossible à évaluer et à communiquer : elle s'imposerait sans jamais se réfléchir. Quand bien même on la supposerait tissée d'hypothèses, il faut bien constater que leur jeu est beaucoup plus fécond que ces littéralismes qui prétendent retrouver des clés dans des récits peu crédibles, un peu comme ces textes qui prétendent retrouver des codes là où le hasard du langage produit de malicieuses coïncidences, quand le hasard n'est pas un peu forcé par des ficelles grosses comme des cordes à noeud.
 
La logique s'impose en loi, en apparence : en fait, chacune de ses propositions suppose un risque de transgression. Qui pratique ce langage admet le risque et l'étudie : c'est, ou plutôt ce devrait être la qualité essentielle de l'argumentation en général, et dans le sécoles en particuliers. Et le principe devait être de toujours accepter d'envisager, quitte à disposer ensuite de ce que l'on a étudié comme élève, et non en se plaçant dans le carcan étroit de croyances qui nous enferment dans autant de préjugés. Ce qui fait qu'une croyance, question personnelle qui ne pose aucun problème pour qui n'intrigue pas à hauteur d'oeillères, n'est pas sujette à débat. Par contre, sa prédominance dans un système scolaire en détourne les objectifs, en brise le dessein réellement intelligent en prétendant phagocyter la culture du débat par un totalitarisme de la vérité eunuque...
 
Les débats réclament un équilibre, un relativisme : au hasard des idées répondra ainsi la nécessité de la synthèse, ce lieu de rencontre de la tolérance qui exclut le prosélytisme malsain, d'où qu'il vienne. Aux assauts groupés sur la morale, aux prétendues explications du monde, au fallacieux patrimoine des traditions qui nous asservissaient, seul l'esprit critique peut faire obstacle : pour peu que personne ne tronque les règles du jeu au nom d'une foi théocratique, d'une idéologie qui hypothèque le débat et le ruine.
 

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&am...
 

09:37 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (28) |  Facebook |

11/12/2005

Légèreté ?

"N'a de conviction que celui qui n'a rien approfondi" disait Emil Cioran, l'étrange philosophe roumain qui avait adopté la langue française par plaisir de la brièveté. En même temps, je n'ai aucune foutue idée de ce que cette phrase peut bien donner en roumain. D'ailleurs, peu importe : c'est juste un sujet de dissertation que j'aime bien.
 
Il y a de ces gens, toutes petites personnes, qui prétendent vous l'adresser les dernières sommations lorsque, guidés par leur prétendue profondeur, en fait englués dans leurs circonstances, elles se tuent à vous asséner leurs vérités : et si encore, elles n'étaient que quatre, leurs fichues vérités, qui devraient devenir les vôtres...  Et puis ? Rien, parce que leurs vérités n'ont rien d'absolu, parce qu'elles ne sont que la trace d'un instant qui passera, que des hardes malhabiles qui s'avèrent bientôt décousues...
 
La vérité est complexe : la simplifier, c'est la rendre insignifiante. La déterminer en un lieu et un temps précis, c'est en détruire la saveur multiple, qui fait que chacun  y trouve sa signification, mouvante et instable... Les faits eux-mêmes n'ont aucun sens : il faut les intégrer à des raisonnements dont ils participeront ou alors les laisser libres de leur multiplicité...
 
Nous jugeons le monde qui nous entoure selon nos propres raisons d'agir : jusque là, pas trop de problème, puisque les choses s'en fichent. Par contre, lorsque nous imposons nos raisonnements fallacieux ou irraisonnés,  nous enfermons nos propres libertés et celles du quidam de passage, qui s'aventurait au-delà de lui-même dans une discussion  qu'il juge bientôt stérile. La surdité et l'indifférence restent alors les seules retraites paisibles où s'enivrer de rêveries fécondes, qui pourront s'emballer sans que personne ne s'en soucie...
 
Ma vérité n'est pas toute faite : elle ne pourrait l'être. Peut-être s'arrêtera-t-elle après mon propre décès, puisque là j'aurai l'occasion d'approfondir ce que l'on m'aura asséné. Et j'ai l'impression que je continuerai à m'en moquer, comme un squelette un peu gamin...

17:05 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

Saint Nicolas ou Saint Ubu ?

Lundi passé, c'était le piège dans toute sa splendeur. Une semaine auparavant, j'avais entendu par mégarde une conversation de mes collègues de primaire déplorant l'absence d'un Saint Nicolas crédible pour leur petite fête. N'écoutant que mon bon coeur (si si !) et me rappelant mes projets d'entrisme au nom du syndicat des nains de jardins, sous-section du secteur "Grincheux", je me portai volontaire. D'ailleurs, Saint Nicolas et Saint Dycal ne commencent-ils pas par les mêmes lettres ? Non ? Tant pis...
 
Recouvert d'une robe de dentelle et d'une grande cape de velours, armé d'une crosse à double détente et chapeauté de frais  - ce n'est pas la première fois que je fais ami-à mitre, tout de même -, je me lançai face aux enfants trépignants en vérifiant la barbe postiche qui recouvrait, tant bien que mal, mes propres pilosités qui me donnent l'allure du Yéti après son hibernation annuelle. La barbe glissait malheureusement...
 
Les festivités furent charmantes : après la petite rencontre avec les gosses de primaire  - dont un pas tout à fait sage à qui Saint Nicolas fit les gros yeux - vint le tour de la fête des petits de maternelle. Les comptines, les chansons charmèrent le grand patron des enfants, même s'il était un peu enrhumé et très inquiet à l'idée de passer dans les multiples classes peu adaptées à sa mitre et à sa crosse (Saint Nicolas danse-t-il le disco ? Depuis lundi, il a de l'entraînement !) où les instits avaient disposé les jouets et friandises en de véritables jeux de piste et s'étaient arrangés pour que les carottes de mon âne se retrouvent à moitié mâchées.Les enfants étaient très impressionnés et très sages : une seule a tout de même pleuré... Et puis, il a fallu quitter la tenue très apaisante du Grand Saint pour retrouver ma tenue habituelle de Prédator des grands soirs : et pour retrouver mes élèves dans la perspective de leur dissertation d'examen du surlendemain...
 
J'ai donc participé à la mystification, ce jour-là, mais en tout bien tout honneur : quand les rêves sont aimables, pourquoi en démonter les mécanismes  ? D'ailleurs, j'ai moi-même oublié mon syndicat de nains de jardin ce jour-là....
 
Une petite trêve, donc.
 

16:47 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

04/12/2005

Une solution contre la pub ?

Quelques liens utiles pour virer la pub des skynetblogs :
 
le navigateur Firefox

http://frenchmozilla.sourceforge.net/firefox

L'extension Adblock

http://extensions.geckozone.org/AdblockPlus/

Et, puisque Skynet ne comprend toujours pas,
le blog anti-pub créé par Goldograf

22:31 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

Rappel...

N'oubliez pas de sortir couverts !
 
Je crains qu'on ne rediffuse bientôt la série "Dix histoires d'amour au temps du Sida". Je me rappelle que sa programmation dans un ciné-club de Marignanne (ou était-ce Toulon ou Orange ou même Vitrolles ?) avait valu à la directrice du cinéma de se faire virer par la municipalité FN du coin... Je me rappelle les réactions inquiètes des collègues de ma mère quand elle avait invité un séropositif en classe pour une rencontre avec les élèves : je me rappelle aussi que les élèves avaient tenu, eux, à lui remettre un petit cadeau et n'avaient pas hésité à lui serrer la main. Je me rappelle qu'à l'époque on envisageait de placer des distibuteurs de préservatifs dans les écoles. Je me rappelle un couple d'élèves qui avaient décidé de se stabiliser et qui attendaient le test avec un soupçon d'inquiétude. Je me rappelle  la distinction entre responsable et coupable : et des enterrements qui ont suivi... Je me rappelle un vieillard sénile qui voulait placer  le préservatif à l'index, poussant d'autres cinglés à l'interdire : je me rappelle qu'un continent meurt de cette épidémie.
 

Je me rappelle que le SIDA n'a jamais été un souvenir, malheureusement...

12:50 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

Bref, c'est le rhube...

Il semblerait qu'un vilain rhube se soit attaché à bon cerbeau : j'ai essayé de l'attacher à un arbre, de l'abandober dans la rue, de l'offrir à quelqu'un d'autre. Rien n'y fait : il reste accroché à ma délicate personne. Pouvez-vous prendre au sérieux un Ubu qui barle comme Jean Gol et consomme des kleenex en quantité, de quoi déforester un peu plus la forêt abazonienne ?
 
Bref, je me suis fait moucher !

12:34 Écrit par Ubu | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |