29/06/2006

De retour ?

 

 

Ma pause n'était que virtuelle : et pour vous ?

 

La suite des événements, pour ceux qui ont suivi :

  • L'année est pratiquement terminée, avec les aléas des délibérations pour les élèves et les contraintes administratives pour les profs. Pour mes élèves, les décisions finales me paraissent en gros logiques. Tantôt l'échec sanctionne un manque de régularité et un absentéisme chronique, tantôt il rappelle la nécessité d'une réelle mise à niveau avant un passage à l'année supérieure. L'échec scolaire n'est peut-être pas en soi la meilleure des solutions, je le concède, mais que dire de ces réformes criminogènes qui prétendent niveler le niveau scolaire, en supprimant la moitié des heures de l'enseignement artistique, tout en se prévalant d'une formation meilleure ? Une école n'est pas un centre de formation et mes élèves, même ceux qui ont gâché leurs chances cette année, n'ont rien de machines-outils préformatées aux tâches répétitives et ineptes, comme cet idéal d'homme nouveau (des abrutis compétents selon Brighelli) que nos pédagogues de pot de chambre veulent faire passer au nom de leurs soptuaires économies... Ben oui, je vois rouge : un rien de conjonctivite ?
  • Le très grand Sarkozy, qui conteste à Robert Hue le prix du meilleur nain de jardin relâché dans la nature, va fournir une jolie fin d'année à des centaines de gosses cette année : les expulsions vont reprendre à la pelle, aveuglément, dès la fin de cette année scolaire. Des préfets avaient d'ailleurs anticipé le mouvement, ici ou là : comme au bon vieux temps, ils nous sortiront qu'ils ne feront que leur boulot...  Je m'inquiète aussi pour l'une de mes élèves, ici en Belgique, qui a très bien réussi son année scolaire mais se retrouve, elle aussi, sous le coup d'une mesure d'expulsion... Il est loin le temps de Radio Kosovo...
  • Je dois rendre visite à beaucoup d'entre vous : j'en ai pour un certain temps. Tant de plaisir en une fois : vais-je y survivre ?
  • L'actualité d'hier : ne se commente même plus, parce qu'il n'y a peut-être plus d'explication à trouver et qu'il faut vivre à tort et à travers...

A bientôt.

15:36 Écrit par Ubu dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |