06/07/2006

Les lauriers sont coupés

 

La chaleur me jouerait-elle des tours ? Il me semble que cette ouverture d'été propose d'affriolants plumages sous les caresses du soleil et les fourmillements de mes doigts.

 

La question, je me la pose à chaque retour du soleil, avec ce machisme que mes origines méditerranéennes m'ont légué, de même qu'un teint bruni et un système pileux facial à déconcerter un lévrier afghan. Je vais devoir me hâter de me poser la question que j'évoquais plus haut, sous peine de devoir fournir des réponses à d'autres que je me poserais ou, pire encore, que vous vous poseriez à propos de ma bonne santé mentale. Je disais donc, avant d'être grossièrement interrompu par moi-même lors d'un de ces discours qui prolongent mes soirées d'hiver au moins jusqu'au printemps, que je me posais la question qui suit et qui finit par arriver : pourquoi ces charmantes passantes n'arpentent-elles pas les autres saisons ?

 

Désirent-elles le renfort de doux rayons pour enfin voir les hommes faire la roue devant leurs appas ? Se préoccuperaient-elles trop de leurs multicouches anifrimas, de leurs rhumes (ah, donne du rhume à ton homme, hum !) ou de leurs gercures ? Ou bien, encore, craindraient-elles que les ravages du temps qu'il fait nous rendent plus attentifs aux traces du temps qui passe ?  Et l'homme, le mâle, de pousser ses contre-ruts de circonstance...

 

Le charme ne tient pas aux saisons : il est perpétuel. Mais le goût de la beauté nous revient lorsque les jours s'allongent et lorsque le farniente nous rappelle à l'essentiel. Le goût des plaisirs qui se savourent, fût-ce de manière furtive, nous évoque déjà leur saveur future, à ce moment prochain où leur souvenir nous reviendra sous les yeux, comme si un rendez-vous d'alcôve se répétait chaque été, en pleine lumière, dans les fragrances des inconnues qui passent.

 

Quant à Lucie Laurier, je la verrais bien suivie par Dino Risi ou Charles Denner, jolie passante qui s'approprie les allées de nos tropiques de la mémoire.

17:24 Écrit par Ubu dans Chroniques | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : sensualite, cinema |  Facebook |

Commentaires

Je découvre votre blog Et repasserai
Bonne continuation
Salutations amicales

Écrit par : marc | 06/07/2006

Bonsoir, j'aime beaucoup les illustrations!
Bonne soirée.

Écrit par : Bruno | 06/07/2006

Ambiance chaude et feutrée, ici, ce soir...
Mille bisous (j'en profite, puisque tu m'as dit que je pouvais... LOL)
A bientôt...

Écrit par : Béa | 06/07/2006

on me dit " les lauriers sont coupés" je viens voir en courant quel monstre dénature, je tombe sur une dame...

Écrit par : xian | 07/07/2006

Ubu, tu me déçois toi aussi, victime de la femme-objet?
Je te croyais plus libre que cela.

Écrit par : Cruella | 07/07/2006

lecon de chose tout est une question de seve . pcq l'arbre ,c'est le meme .
alors comme ca t'es un poilu ? ... ben on en decouvre des choses ...

Écrit par : zelda | 07/07/2006

la fille elle a son rimel qui coule .... c'est moche
tu vois nous n'avons pas la meme vision des choses

Écrit par : zelda | 07/07/2006

Ben tiens, dès qu'on parle de sensualité ;)) Cher Bruno,
Bienvenue !! Les illustrations ne sont évidemment pas de moi : il y a donc utilisation forcenée du droit de citation ;))

Chère Béa,
Et c'est encore mieux l'après-midi ! ;))

Cher Xian,
La chute ne fut pas trop rude ? ;))

Chère Epiqure,
Quand l'objet est joli, Ubu est un cochon qui ne s'ignore plus. ET quand le charme est, en plus, au rendez-vous, je ne te raconte pas ;)))

Chère Zelda,
En plus, j'ai les poils hérissés par la demoiselle ;)))))
Sinon, ce rimmel qui coule ouvre à toutes les rêveries ;))

A bientôt.

Écrit par : Ubu | 09/07/2006

A Marc Votre commentaire ne serait qu'insignifiant si je ne savais que vous avez agressé mon ami Duke, mon ami de longue date, il y a peu.

Conclusion : vos commentaires m'indiffèrent et votre présence m'indispose.

A bon entendeur.

Écrit par : Ubu | 09/07/2006

Les commentaires sont fermés.