06/01/2007

Le chant du départ

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Décidément, les difficultés rencontrées avec Skynet ne cessent de m'exaspérer : maintenant, il faudrait désactiver certaines fonctions de mon antivirus pour pouvoir laisser un commentaire sur un blog...  De l'inédit pour une plateforme de blog !  Je m'échappe avant de devoir, d'ici peu, poster en ayant un pied sur ma chaise et en tapotant de mon gros orteil gauche un clavier qui ne supposait pas, dans ses journées d'usine, qu'il puisse subir un tel sort, le tout en traçant des pentacles avec une plume d'oie vissée dans la bouche.

 

Donc, je me suis reproduit (virtuellement, je vous rassure) et j'ai terminé les petits travaux de mon autre blog, qui se trouve ici.

 

Alors, si vous désirez me rendre une petite visite, mettez vos liens à jour.

 

Ubucasa, le retour...

 

04:15 Écrit par Ubu dans Chroniques | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : depart definitif, skynet |  Facebook |

05/01/2007

 

 

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La nouvelle année est à la fois l'époque des hommages et celle des résolutions : comme si faire relever d'un fugitif patrimoine ce que nous avons dédaigné de réaliser l'année précédente nous absolvait de tout ce que nous n'oserons commettre dans les mois prochains.

 

Les tentations romantiques s'abreuvent de paysages idéaux : le sentiment de solitude y gagne le plaisir de l'isolement et la sensation d'être dépassé éprouve le plaisir délicat de flirter avec les anges, qui, c'est désolant, n'ont pas de sexe. Même l'inquiétude se pare de métaphysique devant ces espaces infinis dont le silence effraie, comme le disait le bon Blaise un jour que sa brouette s'était embourbée au détour d'un sentier.

 

Nous avions pris l'habitude de rêver face à ce qui nous écrasait, grâce au fugitif instant de possession qui nous permettait de nous acclimater à ce que nous nous contentions de regarder : l'art même recréait des paysages épurés, égocentriques ou inconscients.  Admirer nous semblait plus qu'une tendance : une nécessité.

 

Et puis, le prosaïsme reprend ses droits : comment rêver de l'infini quand le rideau de douche se décroche, quand le doux chant des klaxons ou des réveils en fanfare nous tient lieu de bruissement dans les branches de sassafras ? Comment rêver à hauteur d'homme, ou de femme me dirait le cochon insomniaque que je semble abriter, non mais il n'y a pas de raison que l'érotomane hiberne ? Heureusement.

 

Enfin, tout ceci pour vous dire, cher lecteur, mon semblable, mon frère (-Et ta soeur ?  -Oui, aussi.) que je te souhaite des rêveries à ta mesure, loin de charmes frelatés du calendrier des postes,  de la télé-réalité ou des illusions préformatées vendues en solde, des rêveries où tout ce que tu désireras te semblera possible, des rêveries sans aigreur ni frustration.

 

Bref, je te souhaite une année de rêve.

15:39 Écrit par Ubu dans Chroniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : annee, reve |  Facebook |